Si la lutte pour le titre constructeurs l’an dernier s’est terminé au dernier moment entre McLaren F1 et Ferrari, pour la saison 2025 de Formule 1 le suspense a été vite tué par les champions du monde en titre.
La saison n’avait que quelques courses à peine que l’on a cessé de se demander si McLaren rééditerait son triomphe de 2024 et à quelle vitesse l’écurie pourrait remporter le titre.
Dès le mois de mai, McLaren semblait en passe de remporter le titre à sept manches de la fin. Ce serait la victoire au championnat la plus précoce pour une équipe depuis la célèbre performance dominante de McLaren en 1988, lorsqu’Ayrton Senna et Alain Prost avaient remporté toutes les courses sauf une au volant de leurs MP4/4.
Étonnamment, cette hypothèse commençait à paraître prudente pendant la pause estivale. Le nombre de points de McLaren a même baissé lors des deux épreuves depuis, en raison de l’abandon de Lando Norris au Grand Prix des Pays-Bas et de la victoire de Max Verstappen à Monza.
Néanmoins, l’écurie est bien placée pour décrocher son deuxième titre en autant d’années lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan le week-end prochain. Leurs rivaux peuvent retarder l’inévitable, mais les chiffres laissent présager un sacre à Bakou pour McLaren.
À huit manches de la fin, dont trois sprints, le score maximum possible par équipe est de 389 points. L’avance de McLaren sur son plus proche rival, Ferrari, s’élève à 337 points, Mercedes à 357 et Red Bull à 378.
McLaren doit finir la course avec au moins 346 points d’avance sur chacun de ses trois poursuivants.. En résumé, si chaque équipe reste sur sa tendance actuelle, McLaren remporterait le titre à Bakou.
Ferrari a les meilleures chances de retarder le sacre de McLaren. En cas de victoire ce week-end, McLaren ne pourra pas remporter le titre avant Singapour. Mais Ferrari n’a remporté aucune course cette année.
Mercedes pourrait également mettre des bâtons dans les roues. En cas de doublé, McLaren ne remportera pas non plus le titre à Bakou.
Mais avec les deux pilotes McLaren régulièrement sur le podium, il y a de fortes chances que l’équipe remporte le championnat du monde le week-end prochain, pour la dixième fois de son histoire. Si ses plus proches rivaux ne parviennent pas à marquer, il ne leur faudra que neuf points pour décrocher le titre, une seule cinquième place étant largement suffisante.
Remporter le titre à sept des 24 manches restantes figurerait parmi les performances les plus impressionnantes jamais réalisées par un constructeur en F1. Ce serait la victoire la plus précoce au championnat constructeurs pour une écurie depuis le titre mondial remporté par McLaren au Grand Prix de Belgique en 1988 si on compte le nombre le pourcentage de points qui restent à marquer.
Pour comparer ce qui est comparable (le barème de points et le nombre de courses par saison ayant beaucoup évolué en presque 30 ans), il resterait en effet 29,17% de points à marquer si McLaren est sacrée en Azerbaïdjan. C’était moins pour chacune des années entre 1989 et 2024. En 1988, après le sacre de McLaren, il restait encore 31,25% de points à marquer.
A noter que même Red Bull, dominatrice en 2023, n’a pas fait mieux avec 27,27% de points qui restaient à marquer. Cela aurait pu être bien mieux si Sergio Perez avait été un peu plus au niveau de Max Verstappen.