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McLaren F1 surprise par les innovations de Ferrari et de ses rivaux

Une créativité intacte malgré des règles contraignantes

Par Franck Drui - 24 avril 2026 - 08:42
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L’apparition de solutions techniques audacieuses lors des essais hivernaux a rapidement dissipé les craintes d’une Formule 1 trop uniformisée en 2026. Et chez McLaren, la surprise a été au rendez-vous, notamment face aux choix radicaux de Ferrari.

Le directeur technique de McLaren, Rob Marshall, a ainsi révélé lors d’une conférence de presse tenue à Woking cette semaine la réaction immédiate de son équipe en découvrant l’aileron arrière "Macarena" de la SF-26. Présenté lors des essais de Bahreïn, ce dispositif spectaculaire repose sur un volet capable de pivoter jusqu’à 270 degrés, fonctionnant à la manière d’une aile d’avion et générant de la portance en ligne droite afin d’augmenter la vitesse de pointe.

Si cette solution a été brièvement aperçue de nouveau en piste lors des essais libres du Grand Prix de Chine sur les monoplaces de Lewis Hamilton et Charles Leclerc, elle n’a finalement pas été utilisée en course, ni reconduite au Grand Prix du Japon. Ferrari l’a toutefois testée à Monza, lors de sa journée de tournage mercredi dans le but d’une introduction à Miami, le prochain Grand Prix.

Interrogé sur la légalité de ce concept, le directeur monoplaces de la FIA Nikolas Tombazis avait balayé toute polémique, confirmant que Ferrari était libre de l’exploiter.

Avant le début de saison, beaucoup redoutaient que les nouvelles règles châssis 2026, jugées très contraignantes, ne limitent fortement la créativité et n’entraînent une convergence des concepts entre les 11 équipes dès leurs présentations. Mais pour Marshall, la réalité en piste raconte une tout autre histoire.

"Nous pensions que les règlements allaient être assez prescriptifs," explique-t-il.

"Aujourd’hui, la façon dont les règles sont écrites... à la mauvaise vieille époque, on avait une série de chiffres sur une feuille, qui définissaient des volumes assez simples à respecter."

"Maintenant, il y a beaucoup de modèles CAO très complexes qui, à première vue, rendent la créativité plus difficile. On regarde la boîte de légalité qu’on nous donne, et on a presque l’impression qu’elle dessine la voiture pour nous. Du moins c’est ce que l’on croit."

"Vous concevez votre voiture, puis vous arrivez au premier événement et, comme vous le dites, il y a pas mal de solutions différentes à observer sur les voitures des autres."

Parmi ces idées marquantes, l’aileron arrière Ferrari a particulièrement fait réagir à Woking.

"Vous avez des choses comme l’aileron arrière de Ferrari, que tout le monde a vu et s’est dit : ’Ah, d’accord c’est bon ça. On est sûrs que c’est légal ?’ Oui, ça l’est. Bon, eh bien, bravo alors."

"Ils ont aussi fait des choses intéressantes avec la sortie d’échappement, que tout le monde a regardée en se disant : ’C’est assez intéressant’. Oui, c’était bien aussi."

Et surprise : Red Bull a testé aussi sa propre version de l’aileron "Macarena" sur sa RB22 lors de son roulage à Silverstone cette semaine. L’équipe utilise toutefois un pilier central pour son activation, contrairement à Ferrari qui loge son système dans les deux dérives latérales de l’aileron arrière.

Plus globalement, la diversité des concepts est frappante selon Marshall.

"Des géométries d’ailerons avant très différentes selon les équipes. Tout le monde pensait que les ailerons avant allaient se ressembler, mais c’est tout le contraire. Je pense que chaque voiture a un élément où vous regardez et vous vous dites : ’Ah oui, c’est complètement différent de ce que nous avions imaginé’."

"Donc oui, au final, ce n’est pas du tout aussi prescriptif que nous le pensions."

Ferrari n’est toutefois pas la seule à avoir attiré l’attention de McLaren. Marshall cite également Audi et Aston Martin pour certaines solutions originales.

Concernant Audi, ce sont les pontons qui ont surpris.

"Je pense que certains éléments particulièrement intéressants si vous regardez vers le milieu de grille, vous avez les pontons d’Audi, qui sont assez intéressants. Clairement, ils ont opté pour une solution différente, que personne d’autre n’a vraiment adoptée. Cela rappelle peut-être un peu une Williams d’il y a quelques années, mais je pense que tout le monde s’attendait à quelque chose de plus classique, et ce n’est clairement pas le cas."

Du côté d’Aston Martin, c’est la suspension qui retient l’attention.

"Chez Aston Martin, ils ont une géométrie de suspension assez intéressante. L’arrière paraît assez ambitieux, très intéressant. On peut comprendre pourquoi cela suscite de l’intérêt. Leur suspension avant est également très intéressante, peut-être inspirée de quelque chose que nous avons fait l’an dernier, assez similaire sur plusieurs aspects."

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