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Mekies reconnaît que Verstappen ’prend un risque’ en restant chez Red Bull

Mais "il verra la trajectoire" car "il fait partie du projet"

Par Franck Drui - 22 janvier 2026 - 13:05
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Le directeur de l’équipe Red Bull, Laurent Mekies, a reconnu que Max Verstappen prenait un véritable risque en choisissant de poursuivre l’aventure avec l’écurie autrichienne pour la révolution réglementaire de 2026.

L’avenir du quadruple champion du monde a été l’un des sujets majeurs de la saison dernière, non seulement en raison des difficultés de performance rencontrées par Red Bull en début d’année, mais surtout à cause du changement radical de réglementation qui entre en vigueur cette saison.

À partir de cette année, Red Bull deviendra pour la première fois constructeur de son propre groupe propulseur, à travers Red Bull Powertrains, fournissant à la fois l’équipe principale et Racing Bulls. Malgré le soutien technique de Ford, ce pari expose l’écurie de Milton Keynes à une concurrence directe avec des motoristes historiques et pleinement établis comme Mercedes, Ferrari et Honda.

C’est en grande partie ce défi inédit qui avait alimenté les rumeurs d’un possible départ de Verstappen vers Mercedes. Pourtant, le Néerlandais a choisi de rester fidèle à Red Bull.

Intervenant lors de l’Autosport Business Exchange, Mekies a admis que ce choix n’était pas sans danger.

"Je crois qu’on nous a posé cette question à chaque course l’an dernier ! Je m’attends à ce qu’on nous la pose aussi à chaque course cette année. Plus sérieusement, l’une des choses incroyables chez Max, c’est qu’il ne se tient pas à l’extérieur du projet à observer et juger ce que nous faisons. Il fait partie du projet."

"Il prend un risque avec nous. Il sait qu’en prenant des risques, on peut tomber. Il est conscient de l’ampleur du défi. Max vit et respire le sport automobile, jour et nuit."

Selon Mekies, la clé pour conserver Verstappen à long terme reste simple, mais exigeante : lui offrir la voiture la plus rapide possible.

"Max veut une voiture rapide. La meilleure façon de s’assurer qu’il reste avec nous, c’est de lui fournir un ensemble compétitif : un châssis rapide et un moteur performant. Nous n’y serons peut-être pas dès la première course, mais il verra la trajectoire. Et si cette trajectoire est suffisamment convaincante, il saura que ce groupe peut produire la meilleure voiture possible."

Red Bull peut toutefois s’appuyer sur la nette amélioration observée lors de la seconde moitié de la saison 2025, période durant laquelle l’équipe est parvenue à résoudre ses principaux problèmes de performance. Verstappen avait d’ailleurs indiqué que ces difficultés techniques avaient été plus frustrantes à ses yeux que la perte du titre mondial.

Mekies s’attend également à une intensité de développement sans précédent en 2026, tant sur le plan aérodynamique que dans la gestion logicielle des nouveaux groupes hybrides. Les mécanismes de rattrapage prévus par la FIA permettront en outre aux motoristes en difficulté de bénéficier de concessions techniques supplémentaires.

"Ce qui sera fascinant pour les spectateurs cette saison, c’est le volume de développement en cours de saison. Il sera trois, quatre ou cinq fois supérieur à ce que nous avons connu récemment, aussi bien sur le châssis que sur le moteur. La hiérarchie devrait évoluer constamment."

Mekies détaille son plan pour accompagner Isack Hadjar en 2026

Mekies est également revenu sur la dimension psychologique au sein de l’équipe, notamment de l’autre côté du garage, après les fréquents changements de pilotes observés ces dernières années.

Présent chez Racing Bulls lors de la rétrogradation de Liam Lawson, alors qu’il devra aider au mieux Isack Hadjar, Mekies a insisté sur l’importance de l’accompagnement humain.

"Nous sommes parfaitement conscients de l’impact psychologique que ces situations peuvent avoir. À ce niveau, la performance est intimement liée à l’état d’esprit, au soutien reçu et à l’environnement."

"Nous essayons de créer les meilleures conditions possibles pour nos pilotes, mais c’est exactement la même philosophie pour nos ingénieurs, nos mécaniciens et l’ensemble du personnel. Donner à chacun l’environnement adéquat pour exprimer son potentiel est essentiel."

Mekies a détaillé la manière dont Red Bull compte soutenir le Français pour sa première année au plus haut niveau.

"Nous ne nous cachons pas derrière le fait que nous devons faire un meilleur travail avec cette deuxième voiture, et cela inclut la seconde partie de la saison dernière. Oui, nous avons fait des progrès avec Yuki Tsunoda, mais pas au niveau que nous estimions devoir atteindre. Nous sommes donc conscients que nous devons faire mieux."

"Il n’y a pas de solution simple. C’est une équation complexe que nous abordons comme telle."

Concernant Hadjar, Mekies ne tarit pas d’éloges sur ses qualités naturelles, notamment sa vitesse pure, déjà remarquée lors de ses débuts.

"Isack arrive avec une vitesse incroyable. Nous pensons que son niveau de départ, sa vitesse initiale, était exceptionnelle. Au niveau des tout meilleurs. Les grands pilotes, les champions, ne se contentent pas d’un excellent point de départ. Ils progressent. Et ce n’est pas seulement une question de maturité ou de dialogue avec les ingénieurs : ils vont réellement plus vite."

Le changement de réglementation majeur en 2026 pourrait également jouer en faveur du jeune Français, en lui offrant une forme de nouveau départ technique.

"Isack n’aimera sans doute pas ce que je vais dire, mais d’une certaine manière, le fait que tout change en 2026 lui offre aussi une remise à zéro sur la façon d’extraire le maximum de la voiture. Il a abordé ce défi dès le premier jour avec une intensité maximale. Il a déménagé à Londres."

"Il est pleinement conscient du défi. Il a les pieds sur terre. C’est quelqu’un de très humble, et nous allons le soutenir à 360 degrés pour nous assurer qu’il puisse exprimer tout son talent dans cette voiture."

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