Alors que la saison 2026 de Formule 1 a débuté sur un rythme inhabituel, le traditionnel calendrier des évolutions techniques va lui aussi être bousculé. Selon George Russell, la fameuse course aux développements ne devrait réellement s’intensifier qu’à partir du Grand Prix du Canada, et non plus uniquement dès Miami comme ces dernières années.
Habituellement, les écuries profitent du Grand Prix de Miami pour introduire leurs premiers gros packages d’évolutions après un début de saison chargé. Mais cette année, le contexte est particulier : l’annulation des manches à Bahreïn et en Arabie saoudite, suivie d’une pause en avril, a rebattu les cartes, tandis que les équipes doivent également composer avec les nouvelles règles énergétiques introduites par la FIA après les trois premières courses.
Dans ce contexte, Russell, dont l’écurie Mercedes a remporté les trois premiers Grands Prix, laisse entendre que les Flèches d’Argent patienteront avant de dévoiler leurs principales nouveautés, probablement lors du rendez-vous de Montréal fin mai.
Présent à l’inauguration d’un nouveau circuit de karting indoor à Silverstone, le Britannique n’a pas caché son impatience de reprendre la compétition.
"J’ai hâte de m’y remettre, pour être honnête. Le début d’année a été tellement intense, avec l’Australie, la Chine, le Japon, et l’horloge biologique complètement déréglée. Puis avec la pause, on se dit : ’OK, c’est l’occasion de se remettre à zéro, de recharger les batteries’, et après environ cinq jours, on se dit : ’Bon, je veux repartir’."
Malgré la position de force actuelle de Mercedes, Russell souligne que le calendrier a modifié les habitudes.
"Nous sommes dans une position très solide en ce moment, et habituellement Miami est la course où les équipes apportent leur première grosse évolution, mais avec la façon dont le calendrier s’est organisé cette année, cela se déplace désormais à Montréal."
"Certains auront leurs pièces dès Miami, comme Ferrari et McLaren, mais d’autres arriveront au Canada. Je suis sûr que Montréal sera l’endroit où l’on pourrait voir un petit changement, si quelqu’un doit réduire l’écart avec nous."
"Nous avons quelques éléments en réserve que nous allons essayer d’apporter au Canada, mais le sport est tellement complexe que des équipes ont peut-être trouvé des choses qui peuvent faire gagner beaucoup de temps."
Le pilote britannique insiste également sur les défis posés par la réglementation actuelle, notamment pour les pilotes.
"Les nouvelles règles ont offert des courses intéressantes, mais elles sont vraiment compliquées pour les pilotes, et la FIA a fait du bon travail pour simplifier cela."
"L’ajustement réglementaire pourrait jouer un rôle clé dans la suite de la saison... mais j’espère que cela nous permettra de rester en tête."
"Et tant que c’est le cas, le reste m’importe peu."