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Mercedes F1 soutient le retour du V8, mais Wolff change déjà les plans de la FIA

Une hybridation plus important que la volonté de Ben Sulayem ?

Par Emmanuel Touzot - 5 mai 2026 - 07:19
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Mercedes F1 se joint au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, pour l’objectif de réintroduire les moteurs V8 en Formule 1. Ben Sulayem a promis qu’il forcerait le retour du V8, sous la forme d’un moteur de 1200 chevaux avec une hybridation réduite au minimum.

S’il a parlé de 2031 pour ce retour, il a laissé entendre que les concurrents actuels soutenaient cette idée, qui pourrait être mise en œuvre un an plus tôt, dès 2030, si le soutien était suffisant.

"Je suis positif, ils veulent que cela arrive" a déclaré Ben Sulayem. "Mais admettons que les constructeurs ne l’approuvent pas pour 2030. L’année suivante, cela se fera. En 2031, c’est acté de toute façon. Ce sera fait."

Malgré la volonté de Mercedes de soutenir le V6 hybride jusqu’ici, Toto Wolff a affirmé que la firme accepterait ce nouveau concept, à condition qu’une forme de composant électrique subsiste.

"Nous sommes ouverts à de nouvelles réglementations moteur" assure Wolff. "Nous adorons les V8. Cela n’évoque que d’excellents souvenirs et, de notre point de vue, c’est l’essence même d’un moteur Mercedes. Cela monte haut dans les tours. La question est ensuite de savoir comment lui fournir assez d’énergie côté batterie pour ne pas perdre le lien avec le monde réel."

Un point de friction se crée déjà, puisque Ben Sulayem a demandé un retour d’une technologie quasiment thermique, tandis que l’Autrichien imagine plutôt 1/3 d’électrique au total : "Si nous basculons à 100 % sur la combustion, nous risquons de paraître un peu ridicules en 2030 ou 2031."

"Nous devons tenir compte de cela, simplifier le système et en faire un ’méga moteur’. Peut-être pourrions-nous tirer 800 ch du moteur thermique et ajouter 400 ch, ou plus, d’énergie électrique par-dessus. Nous sommes tout à fait partants, tant que ces discussions se déroulent de manière structurée et que les avis de chacun sont pris en compte."

"Nous reconnaissons les réalités financières des constructeurs de nos jours. Ce n’est pas facile pour nous, mais si le projet est de bonne foi et bien exécuté, comptez sur nous pour revenir avec un véritable, un vrai moteur de course."

Le soutien au plan V8 dans le paddock s’étend également à Red Bull et à son directeur Laurent Mekies, en dépit des investissements effectués pour développer un moteur V6 : "En tant que Red Bull Ford Powertrains, cela nous convient tout à fait."

"Nous avons dû partir de zéro pour tenter de gérer cette unité de puissance et je pense que notre point de départ est correct. Nous sommes enthousiastes à l’idée de relever un autre défi demain. Nous sommes probablement un peu plus flexibles et indépendants."

La baisse des coûts est l’un des facteurs critiques que Ferrari considère comme une priorité pour la nouvelle réglementation, comme le dit Fred Vasseur : "Depuis le début, nous avons un paramètre en tête : réduire le budget délirant du moteur. C’est dans l’intérêt des constructeurs, mais aussi des clients et de la F1 en général."

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«Les ’excellentes décisions’ de Mercedes F1 ont compensé l’absence d’évolutions