Le Grand Prix de Miami pourrait être fortement perturbé ce week-end par des conditions météorologiques instables, avec une menace sérieuse d’orages au moment de la course, comme nous vous le rapportions dans notre traditionnel point météo du jeudi matin.
Mais depuis les prévisions se sont encore aggravées : la journée de dimanche s’annonce encore plus particulièrement à risque, avec 88 % de probabilité de pluie (au lieu de 70 ce matin) et 53 % de risques d’orages. Si la pluie en elle-même peut déjà compliquer le déroulement de l’épreuve, c’est surtout la présence d’éclairs qui suscite l’inquiétude dans le paddock.
Aux États-Unis, la législation impose en effet des règles strictes en matière de sécurité lors des événements publics en extérieur. En cas de risque de foudre, les organisateurs sont tenus d’interrompre les activités. Ces obligations sont encadrées par l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), qui exige la suspension immédiate des opérations dès lors qu’un danger est identifié pour les travailleurs sur site.
Dans ce contexte, la Fédération Internationale de l’Automobile ne disposerait d’aucune marge de manœuvre pour passer outre ces règles locales. La situation est d’autant plus sensible que la Floride est l’État américain enregistrant le plus grand nombre d’impacts de foudre par kilomètre carré.
Concrètement, si des orages venaient à frapper la zone du circuit, les spectateurs seraient dirigés vers des abris sécurisés et l’hélicoptère médical ne pourrait pas décoller, les conditions étant jugées trop dangereuses. Un élément clé, puisque la présence d’un moyen d’évacuation médicale opérationnel est indispensable au maintien d’une course.
Les prévisions indiquent que les conditions les plus critiques sont attendues dimanche après-midi, précisément à l’horaire du départ. Si la course était déjà lancée, elle pourrait être interrompue par un drapeau rouge, obligeant les pilotes à regagner la voie des stands. Dans ce cas, les équipes seraient autorisées à rentrer les monoplaces dans les garages et à travailler dessus, contrairement aux procédures habituelles en conditions de course.
À l’inverse, les journées de vendredi et samedi devraient être épargnées, avec des conditions annoncées sèches et excellentes pour les essais libres, les qualifications Sprint, la course Sprint et les qualifications du Grand Prix.
La FIA suit néanmoins la situation de près et se tient prête à réagir.
"Nous surveillons de près les prévisions météorologiques pour ce week-end," a indiqué un porte-parole à Miami. "Après avoir été confrontés à une situation similaire l’an dernier à Miami avec des menaces d’orages, nous avons mis en place un plan de contingence que nous activerons si nécessaire afin de minimiser les perturbations du programme en piste."
Parmi ces plans, il y a notamment une possibilité d’avancer le départ de 2 à 3 heures, si besoin. Ce qui se ferait au détriment de la Formule 2...