Plusieurs dirigeants de l’équipe Aston Martin F1 ne soutiennent pas l’affirmation de Fernando Alonso selon laquelle le succès ne viendra "certainement pas" en 2025.
Depuis un bon début de saison 2023 et des investissements complets dans les infrastructures de l’équipe qui ont suivi, le développement des F1 en cours de saison de l’ambitieuse équipe basée à Silverstone a considérablement stagné au cours des 18 derniers mois.
"Certainement pas en 2025," avait déclaré Alonso lors d’une récente interview lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait à nouveau être un vainqueur de course et un prétendant au titre. "Les voitures seront les mêmes que l’année dernière et il nous sera pratiquement impossible de faire un si grand saut."
"J’espère que ce sera mieux qu’en 2024, mais nous ne gagnerons pas le championnat. Des changements sont à venir dans le règlement et Adrian Newey commencera à travailler sur le projet 2026 à partir d’avril."
Cependant Adrian Newey a confirmé qu’il travaillerait effectivement sur la voiture 2025 une fois qu’il aura commencé à travailler dans l’équipe en mars.
"Je me concentrerai sur 2026," a-t-il confirmé, "mais Lawrence (Stroll) voudra certainement que je sois un peu impliqué sur la voiture 2025."
"Que je puisse vraiment apporter quelque chose sur la monoplace de cette année ou non, je n’en ai aucune idée avant de commencer."
Le nouveau patron de l’équipe, Andy Cowell, est quant à lui nettement plus optimiste qu’Alonso pour la saison à venir.
"Pouvons-nous remporter le championnat du monde en 2025 ?" a-t-il déclaré. "Qui pense que nous le pouvons ? Personne ? Eh bien, regardez ce que McLaren a fait. Alors pourquoi ne le pouvons-nous pas ?"
Newey prévient cependant que toutes les équipes bien financées ont pratiquement exploité tout le potentiel existant de leurs F1 à « effet de sol » avant la dernière saison de la réglementation actuelle.
"Les quatre meilleures équipes - McLaren, Ferrari, Red Bull et Mercedes - semblent toutes être des gagnantes potentielles pour 2025. C’est un signe clair que nous sommes assez proches de la limite."
Le patron de l’équipe Ferrari, Frédéric Vasseur, est du même avis.
"Il n’y a plus aucune mise à niveau qui offre plus de quatre ou cinq points d’appui utilisable (c’est-à-dire un gain d’appui ressenti sur les chronos et par le pilote)."