Chargement ...

Newey lève le voile sur sa façon d’analyser les F1 concurrentes

Pourquoi l’observation vaut mieux que des milliers de photos

Par Franck Drui - 2 novembre 2025 - 12:45
Chargement ...

Lorsqu’il est présent sur un circuit, Adrian Newey est souvent aperçu arpentant la grille de départ avant les courses, observant attentivement les monoplaces rivales. Une habitude devenue légendaire, que le concepteur britannique a récemment expliquée sur le podcast James Allen on F1.

Considéré comme l’un des plus grands ingénieurs de l’histoire de la Formule 1, Newey a contribué à 26 titres mondiaux au total au cours de sa carrière. Après avoir quitté Red Bull en 2024, il n’a pourtant pas tourné la page du paddock : il a rejoint Aston Martin en tant que consultant partenaire technique, un nouveau rôle à la croisée du management et du développement technique, tout en devenant actionnaire de l’écurie.

Depuis son arrivée en mars, il travaille activement sur les réglementations châssis et moteur de 2026, et a déjà été aperçu sur plusieurs Grands Prix cette saison, notamment à Monaco et à Silverstone, où il a longuement examiné la McLaren MCL39, alors la F1 de référence du plateau.

Des photographes ont souvent immortalisé ces moments où Newey scrutait la monoplace orange, carnet en main. Mais pourquoi cette inspection minutieuse en personne, plutôt que l’analyse d’innombrables clichés pris par les photographes dits espion » ? Le Britannique a donné une réponse claire.

"Je pense que toutes les équipes ont, d’une manière ou d’une autre, leurs propres photographes espions," a expliqué Newey.

"En général, les autres équipes savent qui ils sont, et elles courent pour cacher certaines parties des voitures."

Mais au-delà de cette chasse à l’image, Newey souligne la surcharge d’informations et la perte de temps que représentent ces milliers de photos accumulées à chaque week-end.

"Avec la photographie numérique, on se retrouve avec des milliers de clichés à chaque course. Ensuite, on essaie d’utiliser des logiciels pour les trier et les classer, mais au final, on a cette montagne d’images qu’on pourrait passer une semaine entière à analyser si on n’y prenait pas garde."

Pour lui, la solution est simple : rien ne vaut l’observation directe.

"Je regarde les voitures sur la grille pour deux raisons. D’abord, parce que les photos que l’on obtient sont en deux dimensions, et souvent pas prises sous l’angle exact qui m’intéresse."

"Ensuite, c’est tout simplement plus efficace en termes de temps. J’ai, je l’espère, assez d’œil pour repérer quelque chose d’intéressant, mais en le voyant en trois dimensions."

"Je pourrais passer des heures à essayer de trouver le même détail dans une série de deux mille photos en 2D, voire plus encore."

Chargement ...

«Verstappen répond à Hamilton après ses accusations de ’deux poids, deux mesures’