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Newey reconnaît être ‘distrait’ par son rôle de directeur d’écurie

‘Pas inquiet’ pour Aston Martin F1, vraiment ?

Par Alexandre Combralier - 6 mars 2026 - 18:13
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Adrian Newey, le directeur d’Aston Martin F1, a fait des révélations hallucinantes ce vendredi dans le paddock de Melbourne.

Entre autres, Newey a ainsi confié que ce n’est qu’en novembre dernier que le haut-management d’Aston Martin F1 avait compris à quel point Honda était en retard sur sa nouvelle unité de puissance. Le motoriste japonais a certes caché ses difficultés, mais il est proprement dingue voire scandaleux que les dirigeants d’Aston Martin F1 aient attendu le dernier moment pour s’enquérir des difficultés de son nouveau motoriste !

Le partenariat commence donc de la pire des manières pour Aston Martin F1. Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi Andy Cowell a été écarté de la direction de l’équipe, après avoir, si ces révélations sont bien exactes, totalement failli – et pourquoi Newey l’a remplacé.

Newey doit donc certainement affronter la plus grande crise de sa carrière – en plus de devoir régler tous les problèmes de management inhérents à la structure défaillante d’Aston Martin F1. Bref, c’est un sacré bizutage pour le directeur technique devenu directeur d’écurie !

Adrian Newey peut-il d’ailleurs revenir sur ce nouveau rôle de directeur d’écurie ? Est-ce bien le moment de cumuler des fonctions supplémentaires par rapport à ses précédentes fonctions chez Red Bull ?

« En ce qui concerne mon titre de directeur d’équipe, la différence par rapport à la façon dont j’opérais, par exemple, chez Red Bull, c’est que chez Red Bull je jouais un rôle très similaire mais confiné au département d’ingénierie. Dans ce rôle-ci, cela concerne l’entreprise toute entière, donc c’est un rôle plus vaste en ce sens, mais à bien des égards, c’est le prolongement de ce que je fais depuis de nombreuses années. »

Directeur d’écurie, Newey doit donc ajouter à son agenda des obligations supplémentaires – comme la conférence de presse à laquelle il répond dans cet article.

Mais Newey n’a pas le don d’ubiquité et doit donc diviser son emploi du temps. Là encore, trouve-t-il du temps pour régler les innombrables soucis techniques d’Aston Martin F1 sur sa fameuse planche à dessin ?

« J’essaie. Je pense que pour cela, je m’appuie sur un groupe de chefs de département extrêmement talentueux. Nous avons notre nouvelle recrue aux ressources humaines, elle va être très bonne. Elle n’est en poste que depuis une semaine et elle est déjà opérationnelle. Nous avons en Enrico Cardile un directeur technique très talentueux. Notre directeur des opérations, Paul Field, est également très expérimenté et apporte beaucoup à l’équipe. »

« C’est sur ces personnes clés que je m’appuie pour pouvoir utiliser mon temps de manière très efficace. »

« Donc, comme je l’ai mentionné plus tôt, pour ce qui est de la direction de l’ingénierie avec Enrico, je dois passer moins de temps que je ne le faisais chez Red Bull à faire, si vous voulez, de l’accompagnement culturel, peu importe comment vous l’appelez – c’est-à-dire pour essayer d’inculquer le bon environnement et les bonnes méthodes de travail. Ce qui bien sûr, tout comme chez Red Bull, a représenté beaucoup de travail au début. À mesure que l’organisation gagne en maturité, elle s’autogère davantage. »

Peu alarmiste, Newey reste optimiste et compare ses débuts chez Aston Martin F1 avec ses débuts chez Red Bull. C’est dire le chantier tout de même qu’il reste à réaliser !

« Quand je regarde où nous en sommes avec AMR aujourd’hui, les défis sont similaires à ceux de mes débuts chez Red Bull en matière de méthodes de travail, de communication, de travail en silos, toutes ces choses que nous connaissons bien et que nous essayons de déconstruire. »

« Je pense que le personnel, les équipes que je vois chez AMR forment un groupe très, très talentueux ; nous devions simplement les amener à travailler ensemble, à collaborer entre eux et ainsi de suite, bien mieux qu’ils ne le faisaient, et c’est maintenant bien avancé. C’est sur la bonne voie. Nous avons bien sûr encore du travail à faire. »

Newey conclut en faisant tout de même cet aveu : il est ‘distrait’ de ses principales préoccupations de directeur technique… Là encore, on peut se dire que les qualités de Newey seraient donc bien mieux concentrées ailleurs.

« Alors, ai-je l’impression que cela me distrait de mon travail principal, qui consiste à essayer de travailler avec tout le monde, de travailler de mon côté pour trouver des idées, des directions de développement, etc. ? Un petit peu. Certes, comme je l’ai mentionné plus tôt, la grande distraction du moment a été le travail que nous investissons pour essayer de collaborer avec Honda et de les aider. »

« Mais dans l’ensemble, je sens qu’une fois que tout sera stabilisé avec cette équipe de direction en place, ou ce groupe en place, alors non, je ne serai pas inquiet à ce sujet. »

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