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Norris souligne la complexité des réglages des F1 de 2026... et la double peine possible

Il vaut mieux ne pas connaitre de soucis en essais !

Par Franck Drui - 10 avril 2026 - 07:30
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Les monoplaces de Formule 1 version 2026 n’ont pas fini de donner du fil à retordre aux pilotes. Lando Norris a mis en lumière un inconvénient majeur de cette nouvelle génération : une sensibilité extrême aux réglages, capable de compromettre tout un week-end en cas de problème dès les essais libres.

Alors que ces nouvelles voitures continuent de diviser le paddock, notamment en raison de difficultés liées au déploiement de l’énergie électrique ayant nécessité des discussions d’urgence qui ont commencé en coulisses, la fiabilité apparaît également comme un point critique. Entre composants complexes des groupes propulseurs et incidents à répétition, équipes et pilotes doivent composer avec un niveau d’incertitude inédit.

Lando Norris en a fait l’amère expérience ces dernières semaines. Le pilote McLaren a été lourdement pénalisé par une série de problèmes techniques : souci de boîte de vitesses lors des Essais Libres 1 et panne de batterie ayant entraîné un forfait en Chine, puis nouvelles difficultés au Japon, où il est resté immobilisé au garage durant une partie des essais.

Au-delà de la simple perte de roulage, ces incidents ont des conséquences bien plus profondes avec les F1 actuelles.

"Oui, à 100 %, beaucoup plus," a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé si des problèmes en essais pénalisaient davantage un week-end qu’auparavant.

"C’est évidemment une F1 totalement nouvelle, et c’est aussi la découverte de celle-ci sur des circuits très différents en début de saison. Au Japon par exemple, on avait un asphalte beaucoup plus adhérent qu’en Australie ou en Chine."

Le Britannique souligne que l’évolution des circuits, combinée à la nature des nouvelles monoplaces, impose une approche différente du pilotage et des réglages.

"Il y avait aussi un nouvel asphalte au Japon par rapport à l’année d’avant. C’est un circuit beaucoup plus rapide, donc il faut piloter la voiture assez différemment par rapport à ces dernières années."

"Vous avez vu combien d’erreurs les pilotes ont commises, notamment à Spoon, avec l’arrière de la voiture, ce n’est tout simplement pas facile."

Au cœur du problème : la gestion du groupe propulseur et du déploiement de l’énergie, devenue particulièrement pointue en 2026. Une mauvaise compréhension ou un manque de roulage peut rapidement se payer cher.

"Oui, aujourd’hui, ça coûte plus cher qu’avant, pas seulement pour le pilote, mais aussi pour comprendre comment fonctionne le groupe propulseur, pour utiliser la batterie de la bonne manière. Il faut enchainer les tours pour trouver les bonnes stratégies d’utilisation."

"Il faut lever le pied davantage à certains endroits, moins à d’autres, et ensuite adapter les réglages en conséquence, parce que vous devez lever plus ou moins, un vrai casse-tête car tout a une incidence sur tout."

"Chaque tour parcouru en essais devient crucial. Et à l’inverse, le moindre problème technique peut rapidement se transformer en handicap insurmontable pour le reste du week-end. Et si en plus vous découvrez que vous n’avez pas adopter la stratégie de déploiement la plus rapide, alors vous êtes pénalisé par cela et par vos réglages."

"C’est la double peine mais aussi un moyen de creuser l’écart. On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein."

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