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’Oui, je resignerais’ : Hamilton admet sa frustration mais réaffirme son adhésion à Ferrari

"Je suis excité par ce que l’équipe est en train de construire"

Par Franck Drui - 27 novembre 2025 - 17:10
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Lewis Hamilton tient à remettre les choses au clair. Après avoir laissé entendre à Las Vegas qu’il ne "se tournait pas vraiment vers la saison prochaine", le pilote Ferrari assure désormais que ses propos n’étaient que le produit d’un moment d’agacement, au terme d’un weekend qui a encore illustré les difficultés de sa première année en rouge.

À Las Vegas, Hamilton avait vécu l’un des samedis les plus douloureux de sa carrière : qualifié dernier sur la performance pure pour la première fois en 17 saisons de Formule 1. En course, il avait réussi à remonter jusqu’à la dixième place, devenue huitième après la disqualification des deux McLaren, mais son discours post-Grand Prix restait sombre, presque cryptique.

Interrogé en conférence de presse FIA au Qatar, le septuple champion du monde a tenu à contextualiser ces phrases.

"Je serais surpris que les autres pilotes soient surpris de mes propos sur l’année prochaine, surtout en fin de saison, car généralement tu n’as plus beaucoup d’énergie."

"Tu as envie de retrouver ta famille et tout ça. C’était juste sous le coup de la frustration. Il y a souvent beaucoup de frustration après une course, en particulier quand elle ne s’est pas bien passée."

Pourtant, Hamilton affirme aujourd’hui être tourné vers 2026, avec un enthousiasme intact.

"Je suis excité par ce que l’équipe est en train de construire pour l’an prochain et par le travail que nous allons poursuivre ensemble."

Quand on lui a demandé si de meilleures performances en fin de saison pourraient changer sa perspective, la réponse a été brève : "Non."

Le Britannique de 40 ans a d’ailleurs multiplié les réponses minimalistes, semblant peu enclin à s’étendre sur sa première saison chez Ferrari.

À la question de savoir comment il la juge, il lâche simplement : "Je ne regarde pas en arrière, juste en avant."

Et d’ajouter : "Il n’y a pas grand-chose à dire. Les résultats montrent qu’il y a des points positifs à retenir, et tu avances simplement."

Invité à préciser ces points positifs, il cite : "La cohésion avec l’équipe et l’incroyable passion au sein de Ferrari."

Quant à la plus grande leçon tirée de cette année de transition, Hamilton répond : "Probablement ma capacité à rebondir et à me relever."

Hamilton a aussi catégoriquement balayé l’idée qu’il pourrait regretter son départ de Mercedes.

À la question de savoir s’il signerait à nouveau chez Ferrari en connaissant l’issue de la saison, il répond d’abord : "C’est une question hypothétique, donc je n’ai pas vraiment envie de m’y engager."

Puis clarifie immédiatement : "Je ne regrette pas ma décision de rejoindre l’équipe. Je sais qu’il faut du temps pour se construire et se développer au sein d’une organisation, et je m’y attendais. Donc oui, je resignerais."

Le Britannique reconnaît toutefois que Ferrari doit franchir un cap important avant l’arrivée du nouveau règlement de 2026.

"On a clairement beaucoup de travail devant nous. Durant l’hiver, nous allons analyser la saison et il y a de nombreuses améliorations à apporter, collectivement."

"Personne n’est dans l’illusion : chacun doit jouer son rôle, et je crois que nous en sommes capables. J’espère que nous appliquerons ces changements, avec, je l’espère, un meilleur package l’année prochaine."

Interrogé sur l’écart avec son coéquipier, Hamilton a insisté sur le fait qu’il n’était pas inquiet, compte tenu de la longue présence de Leclerc chez Scuderia.

"Ça ne m’inquiète pas. Je me suis concentré sur mon équipe ces derniers temps, et Charles a fait un travail formidable."

"Il est là depuis sept ans, il est entouré d’une excellente équipe avec laquelle il travaille depuis de nombreuses années, c’est une machine bien huilée."

"De mon côté, c’est un nouveau groupe, un nouvel environnement, et je m’habitue encore à travailler avec eux. De plus, un nouveau membre est arrivé en milieu de saison, donc on travaille aussi dur que possible."

"Mais atteindre le même niveau que quelqu’un qui est là depuis plusieurs années, ça ne se fait pas du jour au lendemain ; il faut du temps."

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