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Pas touche aux pilotes et à l’équipe : Vasseur attaque ceux qui ’veulent faire mal’ à Ferrari

Le Français se pose en défenseur farouche face aux pseudo-journalistes

Par Franck Drui - 14 juin 2025 - 08:24
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Frédéric Vasseur a poussé son coup de gueule hier sur les rumeurs le concernant. Le directeur de Ferrari a fustigé notamment les médias italiens qui clament que ses jours seraient peut-être comptés si les performances de la Scuderia ne se redressent pas assez rapidement.

Le Français, qui a qualifié toutes ces spéculations de stupides (à lire ici), a tenu en parallèle à souligner la qualité de sa relation avec ses pilotes, Lewis Hamilton et Charles Leclerc.

Le Britannique, comme le Monégasque, sont aussi victimes de rumeurs constantes, mais ils ont fait front, dès le jeudi à Montréal, derrière leur patron.

Cela donne-t-il confiance à Vasseur que leurs performances et leur mentalité ne seront pas affectées par les rumeurs sur son avenir ou les événements au sein de l’équipe ?

"C’est un bon exemple de parler de Charles pour commencer. J’ai aussi lu qu’il cherchait à partir chez Mercedes F1 !"

"C’est n’importe quoi. Charles a un contrat à long terme avec nous. Dans chaque interview depuis le début de la saison, il dit vouloir rester chez Ferrari. Il veut gagner avec Ferrari. Son avenir est chez Ferrari. Mais chaque lundi, on a un article qui dit : « Charles partira l’année prochaine », « Charles va… ». À un moment donné, je ne sais plus quoi faire."

"Je suis désolé, je ne peux pas répéter les mêmes choses tous les week-ends. Mais c’est comme ça."

"Maintenant, avec Lewis et Charles, je pense que nous avons une bonne relation. Nous avons un objectif clair. Nous savons que nous devons travailler. Nous savons qu’il faut attaquer. Mais l’ambiance au sein de l’équipe est excellente. C’est la base pour se reprendre et gagner. Tout est là. Tout est sur la table pour faire du bon travail, et globalement, nous travaillons bien."

A quel point cela signifie pour lui d’avoir un tel soutien public de la part de ses deux pilotes ?

"Leur réaction… Je la comprends, car nous travaillons au quotidien."

"Nous travaillons pour atteindre un objectif, et nous travaillons tous ensemble. Et ce n’est pas moi qui suis en cause. Je le savais déjà. Je savais parfaitement que j’étais exposé. Le problème ne vient pas du directeur d’équipe, nous en sommes pleinement conscients."

"Encore une fois, le problème dans ce genre de situation concerne davantage les membres de l’équipe que moi ou mes pilotes. À un moment donné, il faut tenir compte du fait que les gens de chaque équipe sur la grille travaillent tous très dur."

"Il faut comprendre que lorsqu’un journaliste annonce « Ferrari va recruter tel nom pour tel poste » alors qu’il y a déjà quelqu’un à ce poste. Le dimanche soir, le gars se dit : « Bon, demain matin, je n’aurai plus de travail, car si ce qui est écrit dans le journal est vrai, j’aurai quelqu’un à mon poste »."

"Et c’est pareil pour tous ceux qui travaillent sous ses ordres. Et nous sommes confrontés à cette situation quotidiennement en Italie. Trop, c’est trop. Honnêtement, pour réussir, il faut aussi pouvoir travailler dans un environnement propre. Et nous ne sommes pas dans cette situation pour l’instant."

"Je ne suis pas un pompier, au final. C’est juste une question de respect. On est totalement transparents avec eux. Ça veut dire que si quelqu’un a une question sur le recrutement ou quoi que ce soit, soit je dis non, je ne peux pas parler, soit oui."

"Parfois on annonce des noms dans la presse... j’ai même dû chercher un nom sur Google pour voir son visage car je ne savais même pas qui c’était. On en est là maintenant : ils peuvent répandre une rumeur sur quelqu’un que je n’ai jamais rencontré. Et puis, on parle de personnes, pas de choses. Et je pense que tout le monde a besoin d’un peu de respect."

S’agaçant du travail de sape orchestré par certains médias italiens, il n’a pas hésité à leur envoyer une nouvelle salve à la télévision cette fois.

"Cela vient de journalistes, je ne sais pas si c’est le bon mot. Ce sont des gens qui veulent faire mal à l’équipe, ils le font depuis le début de l’année et même les saisons précédentes."

"Ils cherchent davantage des clics pour leurs journaux ou des followers qu’autre chose. Et je ne parle pas pour moi, mais ils parlent d’individus, de femmes et d’hommes qui travaillent chez Ferrari, qui mettent leur vie et leur âme dans ce projet. Et quand vous balancez leurs noms comme ça sur le devant de la scène, c’est un manque de respect. Et je suis vraiment énervé contre ces pseudo journalistes."

Interrogé enfin sur les négociations de renouvellement de son contrat avec Ferrari, Vasseur a semblé confirmer au moins l’information selon laquelle son contrat de trois ans expirerait le 31 décembre.

"Nous avons encore le temps d’en discuter. Il y a encore beaucoup de temps."

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