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Pérez a ressenti ’le pire sentiment’ pour un pilote et s’est excusé auprès de Bottas

Les deux Cadillac F1 se sont accrochées en début de course

Par Emmanuel Touzot - 16 mars 2026 - 16:04
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Sergio Pérez admet qu’il a très mal vécu le fait d’avoir accroché son équipier Valtteri Bottas au départ de la course du Grand Prix de Chine. Le pilote Cadillac F1 a tenté une manœuvre sur le Finlandais à l’intérieur de l’épingle qui suit le long virage à droite.

Cela a provoqué un contact et l’a envoyé en tête-à-queue, en plus d’endommager l’autre Cadillac. Le pilote mexicain a assumé l’entière responsabilité des faits lorsqu’il a été interrogé à ce sujet en zone médias après la course.

"C’était entièrement ma faute. J’ai vu une ouverture, j’y suis allé, mais de toute évidence, avec le recul, Valtteri n’avait nulle part où aller. Malheureusement, cela m’a coûté ma course car j’ai fait un tête-à-queue et j’ai perdu beaucoup de temps" a déclaré Pérez.

"Heureusement, j’ai réussi à remonter dans le peloton. Lors du deuxième relais, j’étais sur le point de dépasser Valtteri avec le mode dépassement activé, mais j’ai perdu le moteur et la batterie, ce qui m’a coûté environ cinq secondes. Plus tard, j’ai encore perdu 15 ou 20 secondes."

"De manière générale, le point positif est que nous avons terminé avec les deux voitures. Le point négatif est que nous avons beaucoup de travail dans de nombreux domaines pour s’assurer de ne pas perdre de positions en piste et d’arriver sur les courses beaucoup mieux préparés."

Expliquant ce qui se passe dans la tête d’un pilote lors d’un tel incident, Pérez a reconnu qu’il se sentait très mal après cette erreur : "C’est le pire sentiment qu’on puisse avoir, pour soi-même et pour l’équipe. Heureusement, rien de grave n’est arrivé. L’incident n’était qu’une erreur de jugement de ma part."

Interrogé sur le fait d’avoir un coéquipier avec qui il a pu discuter calmement de l’incident, le Mexicain n’a pas caché sa satisfaction et a expliqué avoir privilégié une approche honnête : "Je pense que c’est ainsi que cela devrait être lorsqu’il n’y a pas de mauvaises intentions entre coéquipiers."

"Quand on regarde l’incident, je pense qu’il est important de s’excuser immédiatement et de réaliser qu’on a fait une erreur. C’est comme ça, vous savez, on fait parfois des erreurs. Malheureusement, c’était avec Valtteri, mais je suis content qu’il ait fini la course."

Bottas a lui-même révélé qu’il avait souffert des conséquences de l’accrochage tout au long de la course : "Il me manquait un gros morceau de plancher sur le côté gauche, donc ça n’a pas aidé. J’ai juste senti le contact, je ne savais pas vraiment qu’il était là."

"Mais tout s’est bien terminé, et oui, je suis très, très heureux d’être 13e pour notre deuxième Grand Prix avec l’équipe, en étant déjà proche des points. Bien sûr, il y a eu beaucoup d’abandons, mais c’est un bon résultat pour nous."

L’expression « proche des points » est certes un peu exagérée de la part de Bottas, qui a terminé à 44 secondes de Colapinto, 10e. Néanmoins, on peut difficilement reprocher au vétéran de présenter le résultat sous un jour positif pour la jeune écurie Cadillac – d’autant que sa fiabilité a été correcte, mis à part des problèmes récurrents de système de carburant.

Le Finlandais était en tout cas ravi d’avoir vu les deux Cadillac passer sous le drapeau à damier, malgré des performances en retrait : "Très fiers. Comme je l’ai dit, finir avec les deux voitures pour la deuxième course... 13e et 15e, c’est correct, c’est un bon point de départ."

"C’est certain que nous manquons de rythme. On voit qu’il n’y a quasiment qu’Aston Martin avec qui nous pouvons nous battre pour le moment, mais au moins nous pouvons nous battre avec eux. Mais si nous voulons battre d’autres équipes, nous avons besoin de plus de performance."

Cadillac a failli subir d’autres dégâts après l’arrivée, quand la voiture de Pérez, installée sur les chariots permettant son déplacement par les mécaniciens dans le Parc Fermé, a commencé à glisser latéralement. Il a fallu l’intervention rapide d’un mécanicien pour éviter qu’elle n’aille percuter l’Alpine de Pierre Gasly.

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