Le Grand Prix d’Australie marque l’arrivée en Formule 1 d’une nouvelle équipe, Cadillac F1, et le début d’une nouvelle ère, tant pour le règlement que pour la toute nouvelle structure, qui rejoint le peloton de la catégorie reine.
Grâce à Cadillac, Sergio Pérez va aussi revenir sur la grille de départ, et celui qui a passé une année sabbatique est satisfait de pouvoir retrouver la Formule 1, et de reprendre le départ d’un Grand Prix dès ce week-end.
"On est dans le cœur des choses maintenant, il faut que tout le monde travaille ensemble, on a les deux voitures, ce sera un grand défi pour l’équipe donc je suis impatient de voir tout ça" a déclaré Pérez.
"On a fait d’énormes progrès tous les jours dans le peu de temps que ce groupe a passé à travailler ensemble. Ce ne sont que quelques mois par rapport aux autres équipes, donc c’est déjà un changement énorme."
La Cadillac MAC-26 devrait être en fond de peloton en début de saison, et ce n’est pas quelque chose qui inquiète Pérez, qui espère voir des progrès liés au développement, mais aussi à la manière dont l’équipe parvient à comprendre les axes de progression.
"L’objectif principal est de nous mettre dans une position où l’on peut assembler le puzzle rapidement, mettre toutes les pièces en place. Et si on peut le faire vite, on peut faire une bonne saison. L’important n’est pas de savoir où nous commençons, mais comment nous évoluerons."
Cela peut se faire grâce à un travail étroit entre pilote et équipe, et le Mexicain est heureux de ressentir que ses retours techniques sont mieux écoutés, avec au passage un tacle pour l’attention que lui portait Red Bull.
"Je pense que oui. Je pense que je peux clairement voir comment la voiture est développée et comment nous avançons dans la même direction ; cela aide toujours. Je sens que mes commentaires sont vraiment beaucoup plus appréciés."
Absent un an du paddock, Pérez explique ce qu’il a compris en prenant du recul sur la Formule 1, et notamment le fait qu’il y a trop de pression et pas assez de plaisir de piloter : "La perspective du sport, je le vois maintenant."
"Quand on est dans la bulle, on pense qu’il y a énormément de choses importantes, mais quand vous reculez un peu, plein de choses ne sont pas très pertinentes. Il faut plutôt l’aborder comme le karting, où ce n’est que du plaisir, et c’est l’approche que j’aurai."
Il s’amuse de retrouver des visages connus dans le paddock : "J’ai l’impression que rien n’a changé ! Les mêmes personnes, je ne me souvenais pas qu’il y avait autant de caméras et appareils photos sur ma tête !"