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Pirelli n’est pas surpris qu’un seul arrêt ait aidé Mercedes F1 à gagner

Cette stratégie a été aidée par un circuit peu exigeant avec les pneus

Par Emmanuel Touzot - 9 mars 2026 - 07:30
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George Russell a remporté le Grand Prix d’Australie devant son équipier chez Mercedes F1 grâce à une stratégie osée qui les a vus faire un long relais de 46 tours en durs, un scénario qui Pirelli n’avait pas envisagé. Ferrari a concédé la défaite avec un manque de chance sur le deuxième Safety Car virtuelle et un rythme un peu moins solide.

Plusieurs périodes de voiture de sécurité virtuelle se sont succédé rapidement, incitant Mercedes à faire rentrer ses pilotes relativement tôt. Tous deux sont passés des pneus moyens aux pneus durs pour mettre en œuvre une stratégie à un seul arrêt, une décision qui s’est avérée payante pour Russell et Antonelli.

Dario Marrafuschi, le directeur de la compétition de Pirelli, rappelle que la stratégie à un arrêt était la seule viable pour gagner sur une course normale, et il ne s’étonne pas de voir un vainqueur ayant fait un seul arrêt, même si le pneu dur a été particulièrement résistant.

"Comme largement anticipé dès samedi, le premier Grand Prix de la saison s’est gagné grâce à une stratégie à un seul arrêt. Les pilotes Mercedes ont franchi la ligne d’arrivée aux mêmes positions que sur la grille de départ, adoptant une stratégie identique" a déclaré Marrafuschi.

"Le dernier relais en pneus durs a pu être prolongé par rapport aux prévisions de samedi grâce à une dégradation limitée, permettant aux pilotes de terminer la course avec le même train de pneus que celui chaussé lors de la première voiture de sécurité virtuelle."

Certains pilotes dans le peloton ont eu la chance de s’arrêter sous régime de VSC, contrairement aux pilotes Ferrari : "Ceux qui ont opté pour deux arrêts ont profité des neutralisations pour changer de pneus sans risquer de perdre trop de positions, utilisant même parfois les tendres pour un sprint final."

"Les trois composés se sont révélés performants durant la course, le C3 étant capable d’enchaîner des relais jusqu’à 46 tours grâce à sa constance. Le pneu avant gauche a été le plus affecté par le grainage, sans toutefois engendrer d’usure excessive ni de problèmes de dégradation."

"Nous sommes cependant au début d’un nouveau cycle technique et sur un circuit peu exigeant pour les pneumatiques. Avec l’évolution des voitures et l’arrivée de circuits plus techniques, nous nous attendons à des changements inévitables dans la gestion des pneumatiques."

"Même s’ils n’étaient pas au cœur des enjeux de cette course, les pneumatiques restent l’une des nombreuses variables que les équipes devront prendre en compte parmi les nombreuses innovations de cette saison."

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