Auteur d’une nouvelle pole position aujourd’hui à Suzuka, pour le Grand Prix du Japon de F1, l’ascension fulgurante de Kimi Antonelli continue de faire réagir dans le paddock. Et selon Riccardo Patrese, le jeune prodige de Mercedes a toutes les cartes en main pour rivaliser, voire battre, son expérimenté coéquipier George Russell dès cette saison.
Interrogé par La Gazzetta dello Sport, l’ancien vice-champion du monde de F1 ne cache pas sa confiance dans le potentiel d’Antonelli, propulsé en Formule 1 à seulement 18 ans après un pari audacieux de son équipe.
"Absolument," répond Patrese lorsqu’on lui demande si son compatriote peut prendre l’ascendant.
"D’abord parce que Toto Wolff le voulait chez Mercedes, en pariant sur lui alors que beaucoup pensaient qu’il était à moitié fou. Donc il ne sera pas freiné par son patron pour protéger George."
Un choix aujourd’hui validé selon lui : "Je pense qu’il a pris la bonne décision, car il a misé sur un pilote au talent extraordinaire. Russell est aussi un bon pilote, mais ce n’est pas un champion comme Max Verstappen."
Patrese va même plus loin en estimant qu’Antonelli doit viser le titre sans attendre. Le genre de propos mettant la pression en Italie que craignait Toto Wolff mais que Patrese justifie.
"J’ai dit à Kimi qu’il devait gagner le championnat du monde cette année," révèle-t-il. "Il a ri, mais il sait qu’il pourrait ne plus avoir la voiture la plus rapide en 2027."
Dans un contexte où Mercedes semble dominer ce début de saison sous la nouvelle réglementation, l’opportunité pourrait en effet être immédiate pour le jeune Italien.
Si Mercedes apparaît comme la référence actuelle, Patrese identifie déjà le principal rival : Ferrari.
"Je pense qu’ils ont fait du bon travail. Pour l’instant, ce sont les adversaires les plus redoutables de Mercedes, et leurs voitures continuent d’évoluer avec la nouvelle réglementation," analyse-t-il.
"L’équipe en rouge pourrait proposer des solutions intéressantes. Attendons quelques mois pour voir ce qu’il se passe."
Enfin, Patrese a tenu à balayer les doutes entourant Lewis Hamilton, dont le début de saison avec Ferrari apparaît nettement plus solide que l’an dernier.
"Je ne l’ai jamais considéré comme fini," insiste-t-il. "Il a remporté sept championnats du monde, plus de 100 courses, et il est normal qu’avec la voiture de l’an dernier, il n’ait pas eu la même motivation que Charles Leclerc."
"Hamilton aimerait devenir octuple champion du monde et espère que la nouvelle Ferrari lui donnera cette opportunité."