James Vowles a levé le voile sur les raisons qui l’ont poussé à rejoindre Williams en tant que directeur d’écurie, malgré plusieurs opportunités concurrentes à la fin de l’année 2022. Un choix rapide, mais mûrement réfléchi, motivé autant par l’histoire de l’équipe que par son potentiel de renaissance.
Arrivé chez Williams en 2023, le Britannique sortait d’un long parcours au sein de structures de premier plan, notamment chez Brawn GP en 2009 en tant que stratège en chef, avant de poursuivre l’aventure lors du rachat par Mercedes. Promu directeur de la stratégie motorsport en 2019, il était alors considéré comme un successeur potentiel de Toto Wolff à la tête de l’écurie allemande.
Mais conscient que son évolution chez Mercedes dépendait directement d’un départ de Wolff, Vowles a choisi d’explorer d’autres pistes pour franchir un cap dans sa carrière.
"À la fin de 2022, il n’y avait pas seulement Williams, il y avait en tout quatre opportunités différentes sur la table," a-t-il expliqué lors d’un entretien avec Frankie Langan.
D’après nos renseignements, Aston Martin F1 et Alpine F1 faisaient partie des options. La 4e pourrait être Haas F1, à une époque où Gene Haas pensait déjà à se séparer de Günther Steiner. Parmi ces options, c’est pourtant Williams qui s’est imposée comme une évidence pour le Britannique, au point de conclure l’accord en un temps record.
"C’est celle qui a le plus résonné en moi. Au point qu’après la réunion avec Williams, j’ai signé le contrat en sept jours, ce qui est, dans n’importe quel contexte, vraiment rapide. C’était simplement une évidence."
La rapidité des discussions témoigne de l’alignement immédiat entre les différentes parties.
"Tout a commencé par un appel téléphonique. Après cet appel, en quelques jours, nous étions environ huit autour de la table. Le contrat a été signé sept jours plus tard. Et voilà. Le reste appartient à l’histoire."
Au-delà de l’opportunité professionnelle, Vowles évoque un attachement personnel profond à l’écurie de Grove, nourri depuis l’enfance.
"C’est une marque tellement légendaire. Quand j’étais enfant, c’était une équipe que je suivais. Je me sens vraiment connecté à elle. J’adore son indépendance. J’adore ce qu’elle représente."
"J’aime le fait qu’elle ait autant de titres que Mercedes. Et j’aime le fait que l’investissement derrière elle soit sérieux et authentique."
Pour Vowles, ce projet représentait une occasion unique dans une carrière : celle de ramener une équipe historique au sommet de la Formule 1.
"Pour moi, s’il y avait une opportunité dans ma vie, ce serait celle-là : ramener une équipe comme celle-ci à l’avant avec les bons investissements."
Vowles n’oublie pas à qui il doit son ascension en Formule 1 et sa formation, qui lui a permis d’être immédiatement opérationnel chez Williams.
"Si l’on revient à Mercedes, j’ai eu la chance inouïe de travailler avec Toto. C’est un leader exceptionnel et une personne formidable qui m’a consacré du temps pour me former et me permettre d’assumer efficacement ce rôle."
"Sans son aide, sans son soutien, je n’aurais tout simplement pas eu les compétences nécessaires. C’est le point primordial."
"Pendant mon passage chez Mercedes, j’ai progressivement pris en charge des responsabilités de pilote, développé l’académie et assumé davantage de tâches liées au rôle de directeur d’équipe, sans toutefois en assumer la totalité."
"Bien sûr, nous avions Toto à nos côtés, ainsi qu’une excellente équipe de direction. Vers la fin de 2022, Toto et moi avons eu une conversation très franche. Il reste le meilleur dans son domaine et, si l’on regarde aujourd’hui, il est celui qui a le plus de titres à son actif."
"Il n’était pas au bout de sa carrière, et c’est très bien ainsi. Il ne devrait pas en être au bout de son parcours."
"Cela signifiait donc que soit je ralentissais ma progression, soit j’allais voir ailleurs. Et fin 2022, il n’y avait pas que Williams, mais quatre opportunités différentes donc."