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Ferrari veut confirmer les ’points positifs’ au Japon, avec un espoir de victoire ?

Le tracé de Suzuka pourrait convenir à la SF-26

Par Emmanuel Touzot - 25 mars 2026 - 13:02
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Ferrari se prépare à un Grand Prix du Japon qui pourrait être sa meilleure chance de victoire en ce début de saison 2026 de F1. En effet, le tracé de Suzuka est sinueux, et il est maintenant défini que la SF-26 est la meilleure monoplace en virages.

Frédéric Vasseur, le directeur de la Scuderia, est déjà satisfait des progrès vus en Chine, où l’équipe a su se rapprocher des Mercedes dans certaines conditions, et il est aussi satisfait de voir que les points à améliorer sont de plus en plus clairs.

"Nous avons fait un nouveau pas en avant en Chine, confirmant certains des points positifs observés à Melbourne, notamment en conditions de course. Cependant, il est également clair qu’il y a des domaines dans lesquels nous devons nous améliorer" a déclaré Vasseur.

"Le niveau de compétition est très élevé et de petites différences peuvent avoir un impact majeur sur le résultat. Suzuka est un circuit très exigeant, c’est donc une excellente opportunité pour mieux comprendre la SF-26 et progresser."

"Nous devons rester concentrés sur nous-mêmes, continuer à travailler sur l’ensemble du package et nous assurer de tout mettre en place au cours du week-end. Après cette course, nous passerons également un mois à l’usine, ce qui sera important pour analyser toutes les données des trois premières courses et continuer à développer la voiture dans la bonne direction."

Marco Gasparetto, le directeur sportif de la Scuderia, explique quel impact les caractéristiques du tracé de Suzuka auront-elles sur cette nouvelle génération de voitures : "Suzuka est sans aucun doute l’un des circuits les plus fascinants et les plus exigeants sur le plan technique du calendrier."

"Ce qui le distingue, c’est la combinaison de virages lents, comme la célèbre épingle, et de sections à haute vitesse, incluant le légendaire 130R. Il y a ensuite l’enchaînement complexe des virages 3 à 6, qui exige précision et équilibre."

"Avant cette manche, la piste a été resurfacée entre les virages 7 et 17, achevant ainsi les travaux commencés l’année dernière, lorsque le reste du circuit avait été rénové. Ce tracé est également le premier des six cette année où il n’y aura que deux zones d’activation du mode ligne droite, les autres étant Barcelone, Zandvoort, Madrid, Bakou et Interlagos."

"En termes de gestion de l’énergie, Suzuka est un défi de taille pour toutes les équipes, avec la nécessité de trouver le bon compromis pour maximiser la performance et l’efficacité avec cette nouvelle génération de monoplaces."

L’annulation de deux courses au mois d’avril a évidemment un impact sur la manière dont les teams gèrent le développement de leur voiture : "Le changement forcé du calendrier a inévitablement conduit toutes les équipes à modifier leur planification."

"Cependant, le travail en Formule 1 ne s’arrête jamais et le mois d’avril est désormais une excellente occasion d’avancer sur le travail accompli jusqu’à présent. Durant cette période, l’accent sera mis sur l’analyse approfondie des données des trois premières courses et sur le travail de simulation, qui est un outil clé pour préparer les courses à venir avec nos pilotes."

"Parallèlement, le travail se poursuivra comme toujours pour effectuer des entraînements aux arrêts au stand, un élément clé pour maintenir et améliorer un domaine qui s’est très bien déroulé jusqu’à présent."

Gasparetto explique comment, en tant qu’Italien originaire de la région de Modène, et plus particulièrement de la Motor Valley où se trouvent notamment Ferrari et Lamborghini, intégrer la Scuderia était important pour lui.

"J’ai débuté chez Ferrari en travaillant sur le Ferrari Challenge, où j’étais responsable sportif pour la série européenne et coordinateur de celle du Royaume-Uni. Ensuite, en 2024, j’ai rejoint la Scuderia Ferrari HP. Grandir dans la ’Motor Valley’ a certainement influencé mon choix de carrière, car la course automobile n’est pas seulement un sport ici, c’est une culture" poursuit-il.

"Depuis que je suis petit, j’ai vécu et respiré les voitures, écoutant des récits de courses et d’usines. J’ai appris à apprécier chaque forme de compétition, des événements locaux aux grands championnats internationaux."

"C’est un environnement empreint de passion, de discipline et d’un profond respect pour ce monde. Et bien sûr, pour un Italien, Ferrari est quelque chose de spécial. Ce n’est pas seulement une équipe, c’est un symbole de fierté nationale, l’incarnation de l’excellence qui captive l’imaginaire de millions de personnes depuis plusieurs décennies.

"Rejoindre une équipe dotée d’un tel héritage inégalé est un immense honneur. Il règne une atmosphère particulière au sein de la Scuderia, c’est comme une famille, où tradition et innovation se rejoignent et où tout le monde travaille vers un objectif commun. Je trouve très stimulant de faire partie de cette équipe."

"La passion pour le sport automobile, et plus particulièrement pour le Cheval Cabré, est essentielle pour donner le meilleur de soi-même chaque jour. Savoir que je contribue, même modestement, à l’histoire d’une équipe aussi emblématique est une source de motivation continue."

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