Chargement ...

Red Bull accuse Mercedes F1 d’avoir entretenu des rumeurs pour signer Verstappen

Un moteur 2026 savamment encensé dans la presse pour le convaincre !

Par Franck Drui - 19 janvier 2026 - 08:46
Chargement ...

À l’approche de l’entrée en piste des nouvelles unités de puissance, une rumeur persistante agite le paddock de la F1 depuis des mois : Mercedes disposerait déjà du moteur à battre pour inaugurer ce nouveau cycle réglementaire. Une hypothèse que Ben Hodgkinson, directeur technique de Red Bull Powertrains, considère avec un certain scepticisme... allant jusqu’à suggérer que cette réputation flatteuse pourrait avoir été savamment entretenue par Mercedes elle-même pour subtiliser Max Verstappen à l’équipe autrichienne !

Cette saison, la F1 adopte une nouvelle génération de moteurs. Si l’architecture V6 turbo hybride de 1,6 litre est conservée, le règlement prévoit une électrification bien plus poussée, avec une batterie et des systèmes de récupération d’énergie largement renforcés. Résultat : une répartition quasi équivalente entre puissance électrique et moteur thermique, à hauteur de 50/50.

Un bouleversement technique qui rappelle inévitablement le précédent grand changement de réglementation, en 2014. À l’époque, Mercedes High Performance Powertrains avait frappé fort, établissant immédiatement la référence. Associée au châssis conçu à Brackley, la motorisation allemande avait permis à l’équipe de dominer la Formule 1 pendant les premières années de l’ère hybride.

Douze ans plus tard, alors que cinq motoristes se préparent à s’affronter en 2026, la question reste entière : qui signera la meilleure unité de puissance ? Pour beaucoup dans le paddock, Mercedes semble une nouvelle fois tenir la corde.

Un avis que Ben Hodgkinson, fort de son expérience passée chez Mercedes HPP - qu’il a rejoint à l’époque d’Ilmor et où il a travaillé pendant près de vingt ans avant de rallier Red Bull Powertrains en 2022 - invite à relativiser. Lors d’une visio-conférence en marge du lancement Red Bull à Detroit, l’ingénieur britannique a livré une analyse teintée d’ironie.

"Je pense qu’une grande partie de ces discussions vient de Mercedes eux-mêmes. Ma grand-mère disait toujours : ’Une boîte vide fait le plus de bruit’," a-t-il lancé.

Hodgkinson admet que son opinion réelle est sans doute plus nuancée qu’il ne peut l’exprimer publiquement, mais il explique pourquoi, selon lui, cette image de favori s’est installée : tenter de signer avec Max Verstappen.

"Mon véritable avis, je ne peux probablement pas le dire. Il y a énormément de bruit dans la presse autour de l’idée que Mercedes serait le futur étalon. Beaucoup de ces rumeurs ont probablement été lancées par eux-mêmes, notamment parce que le marché des pilotes est extrêmement compétitif et qu’ils cherchaient à attirer des talents dans une voiture qui, à ce moment-là, n’était pas performante."

Pour le directeur technique de Red Bull Powertrains, cette communication relève avant tout d’un jeu politique classique en Formule 1.

"Il faut replacer tout ça dans le contexte du positionnement politique que tout le monde est obligé d’adopter. Et évidemment, si vous répétez une rumeur suffisamment souvent, elle finit par être perçue comme un fait. Ensuite, les gens commencent à chercher des raisons pour la justifier. C’est une théorie sur la manière dont tout cela s’est construit."

Côté Red Bull, le projet 2026 représente une étape clé. Il s’agira de la première unité de puissance conçue par Red Bull Powertrains en tant que constructeur totalement indépendant, et aussi du premier moteur auquel Hodgkinson aura contribué depuis près de cinq ans. L’ingénieur préfère toutefois laisser parler la piste.

"Je veux simplement me concentrer sur le travail et avancer. Je pense que les résultats parleront d’eux-mêmes," explique-t-il, avant de comparer l’organisation de Milton Keynes à celle de Brixworth.

"Mercedes est un constructeur de moteurs extrêmement compétent. J’y ai passé 20 ans, donc je connais très, très bien leur fonctionnement. J’ai pu m’assurer que tout ce que nous faisons ici est meilleur que ce qui se faisait auparavant."

"Je peux très bien me comparer à ce que j’ai connu dans mon histoire, donc je sais où nous en sommes. J’ai vraiment hâte que ça commence. J’ai l’impression de ne pas avoir fait de course depuis quatre ans. J’ai juste envie de retourner courir, et on verra bien."

Chargement ...

«Un numéro sans histoire : Lindblad explique son choix du 41