Malgré les rumeurs entourant toujours son avenir, Max Verstappen reste pleinement engagé avec Red Bull selon Laurent Mekies.
Présent au Grand Prix de France Historique sur le circuit Paul Ricard, le directeur de l’écurie autrichienne a fermement rejeté les spéculations liant le quadruple champion du monde à Mercedes ou même à un possible départ de la Formule 1 avant l’heure, sa fin de contrat avec Red Bull Racing étant planifiée pour la fin 2028, hors clauses de sortie activables.
"Max est au cœur du projet," a insisté le Français auprès de l’AFP.
Mekies assure que Verstappen reste impliqué dans tous les grands axes de développement de Red Bull pour les années à venir.
"Il est avec nous sur tous les sujets. Il participe à toutes nos décisions stratégiques pour l’avenir. Il reste avec nous quoi qu’il arrive."
Le dirigeant français reconnaît néanmoins que le Néerlandais a traversé une période de frustration en début de saison, notamment après les difficultés rencontrées par Red Bull avec les nouvelles règles techniques de 2026.
"Verstappen était aussi frustré que nous par le manque de performance de la voiture lors des trois premiers Grands Prix et par la complexité initiale de la réglementation 2026. Il l’a fait savoir très clairement," a expliqué Mekies.
Mais selon lui, la situation évolue déjà positivement après les progrès affichés par Red Bull à Miami.
"Est-ce que ça veut dire qu’on est revenu et qu’on se bat pour la victoire ? Non. On n’y est pas encore, mais on va y arriver. Nous venons de célébrer les dix ans de Max chez Red Bull Racing. Tant que nous parvenons, comme l’équipe l’a fait année après année, à lui donner une voiture rapide, vous verrez Max sourire."
Mekies considère finalement que les spéculations autour de l’avenir du Néerlandais font partie du fonctionnement habituel du paddock.
"Le reste fait partie du bruit habituel de la Formule 1 et cela change selon que le week-end soit bon ou mauvais."
Les interrogations autour de Verstappen ont également été alimentées ces derniers mois par son implication croissante dans le GT et l’endurance en parallèle de la F1.
Ce week-end, le pilote Red Bull doit notamment faire ses débuts aux 24 Heures du Nürburgring au volant d’une Mercedes-AMG GT3 aux couleurs Red Bull. Une situation quelque peu délicate pour Ford, futur partenaire moteur de Red Bull en Formule 1.
Présent lors des 6 Heures de Spa en WEC, le patron de Ford Racing, Mark Rushbrook, a reconnu que le constructeur américain préférerait naturellement voir Verstappen piloter une voiture Ford.
Ford discute d’ailleurs déjà depuis plusieurs années avec Verstappen autour de possibles projets futurs en endurance, notamment en vue d’un éventuel engagement aux 24 Heures du Mans lorsque le constructeur reviendra dans la catégorie Hypercar.
Mekies n’a-t-il pas peur que son partenaire moteur fasse lui aussi partie "du bruit habituel" de la F1 ? De quoi l’encourager à quitter la F1 pour l’Endurance ? Une question qui ne lui a malheureusement pas été posée pour l’instant
En attendant le Français a souligné que la collaboration se passe bien avec Ford, avec un premier moteur fait maison qui donne satisfaction.
"On craignait que le programme de développement moteur interne ne tourne au cauchemar. Mais nous savons déjà que nous ne nous déshonorerons pas à cet égard, même si nous sommes encore derrière nos concurrents. Notre moteur a clairement dépassé les attentes pour le moment. Je pense que nous pouvons faire un grand pas en avant, certainement d’ici 2027. Notre point de départ en termes de compétitivité est naturellement modeste."