Comment remplacer Max Verstappen à la fin de la saison si ce dernier venait à claquer brutalement la porte de la F1 ?
La question commence à se poser dans le paddock suite à la dernière interview de Verstappen avant la pause forcée de la F1 : "je vais réfléchir à mon avenir en F1 dans les prochains jours et semaines. Ou quelques mois si je ne tire pas de conclusion claire".
Personne ne s’attend à voir le pilote Red Bull annoncer sa retraite de la F1 à Miami, à moins que le sport décide de rester immobile face à ses règles de gestion électrique tant critiquées. Mais cela n’en prend pas le chemin.
Eddie Irvine a d’ailleurs ironisé sur les déclarations de Verstappen.
"La F1 n’a pas besoin de Max, il y a déjà plein de pilotes talentueux. C’est difficile pour lui de se retrouver en milieu de peloton. Mais vu son salaire a plus de 50 millions d’euros, croyez-moi, il a de bonnes raisons de rester."
Ancien pilote de Formule 1, Martin Brundle a en tout cas adressé un message clair à Red Bull Racing concernant sa stratégie de gestion des pilotes, alors que l’incertitude place autour de l’avenir de Max.
Un départ laisserait un vide considérable chez Red Bull, contraignant l’équipe à lui trouver un successeur capable d’assumer un rôle aussi central. Ces dernières années, Red Bull a multiplié les changements de pilotes, beaucoup peinant à exister face à la domination de Verstappen.
"Ils ont tous été brûlés par le talent de Verstappen et par la culture qui régnait là-bas."
"Quand vous sortez de la voiture et que vous prenez votre téléphone pour appeler le Dr Helmut Marko, ou Christian Horner à l’époque, ou quelqu’un d’autre, ça ne devait pas être très agréable."
Brundle compare cette approche avec celle de Mercedes, qu’il juge plus bienveillante envers ses jeunes talents.
"Si vous regardez l’attention que Mercedes a portée à Kimi Antonelli lorsqu’il a traversé une période difficile l’an dernier, cela montre que cette méthode fonctionne bien mieux."
Malgré les difficultés rencontrées chez Red Bull, certains pilotes ont su rebondir avec succès ailleurs sur la grille, à l’image de Pierre Gasly ou Alexander Albon.
"On peut dire la même chose d’Alex Albon, et dans une certaine mesure de Carlos Sainz ou Liam Lawson. Ils ont tous été affectés par cette culture."
Dans l’hypothèse où Red Bull devrait remplacer Verstappen, Brundle invite l’équipe à revoir sa copie et à ne pas écarter d’anciens pilotes.
"Avec Laurent Mekies à la barre et sans le Dr Marko, je pense qu’Isack Hadjar a de la chance d’être dans un environnement plus confortable pour faire des erreurs et apprendre son métier, comme tout le monde doit le faire."
"Il faut faire ces erreurs pour apprendre."
"Et si Red Bull a besoin d’un pilote pour remplacer Max, ils devront envisager quelqu’un comme Sainz ou Gasly. Ce sont des pilotes très forts, ils l’ont démontré dans des environnements plus sains."
"S’ils les excluent simplement parce qu’ils sont déjà passés par là, ce serait une erreur stratégique."