Daniel Ricciardo ne ferme pas totalement la porte à un retour en sport automobile, mais l’ancien pilote de Formule 1 assure qu’il n’envisagerait une nouvelle aventure que sous l’angle du plaisir, loin de la pression liée à la quête de titres.
L’Australien a quitté la F1 après le Grand Prix de Singapour 2024 et avait alors expliqué qu’il tournait la page du sport automobile. Depuis, il s’est surtout concentré sur ses activités entrepreneuriales, tout en endossant un rôle d’ambassadeur pour Ford Racing.
Resté relativement discret depuis sa sortie du paddock, Ricciardo a toutefois révélé qu’il assistera aux 500 Miles d’Indianapolis plus tard ce mois-ci, en simple spectateur. En revanche, il a écarté toute idée de participer un jour à l’épreuve mythique de l’IndyCar, allant jusqu’à plaisanter auprès du pilote américain Conor Daly : "Ce que vous faites tous là-bas, ça me fout une peur bleue !"
Interrogé alors sur les spéculations qui continuent d’entourer son éventuel retour à la compétition, Ricciardo a reconnu qu’il préférait aujourd’hui savourer une vie plus simple, loin de l’intensité du très haut niveau.
"On me pose un peu moins la question ces derniers temps, parce que je pense avoir déjà suffisamment répondu," a-t-il déclaré dans le même podcast de Speed Street.
"J’essaie d’être assez mature là-dessus et de ne pas être trop catégorique, parce qu’il ne faut jamais dire jamais."
Le pilote de 36 ans explique surtout apprécier son quotidien actuel, débarrassé des contraintes permanentes de la compétition.
"J’apprécie vraiment de ne plus être dans la compétition actuellement, de profiter des petites choses de la vie et de ne plus avoir à être constamment sous les projecteurs," a-t-il poursuivi.
"Est-ce que je sais ce que je ressentirai dans trois ans ? Dans cinq ans ? Non. Mais je sais ce que je ressens aujourd’hui."
Ricciardo a également insisté sur le fait qu’un éventuel retour ne serait motivé ni par les trophées ni par la recherche d’un nouveau championnat.
"Je pense que, si je devais refaire quelque chose un jour, ce serait clairement davantage pour le plaisir que dans l’optique de viser un championnat. Je n’ai pas besoin de gagner un trophée. Je n’ai pas besoin de ça pour moi-même."
Selon lui, la pression inhérente à la compétition de haut niveau peut même finir par enlever une partie du plaisir de piloter.
"Parfois, cela peut enlever une partie du plaisir de courir," a ajouté Ricciardo.
"C’est un équilibre à trouver, parce qu’on a besoin d’objectifs. C’est ce qui vous donne une raison de vous lever le matin, d’aller à la salle, de vous pousser à progresser."
"Mais parfois, cela peut aussi vous priver d’une partie de la joie. Donc, si je devais refaire quelque chose un jour, je veux simplement que ce soit amusant. Je ne veux rien avoir à prouver, ni essayer d’être le meilleur ou quoi que ce soit d’autre. Je veux simplement prendre du plaisir."