La décision de Max Verstappen de rester dans son équipe actuelle, Red Bull Racing, conforte évidemment la place de George Russell chez Mercedes F1.
Selon les dernières informations du paddock, le Britannique n’a pas hésité à la jouer "gros bras" avec Toto Wolff, son directeur, en ce qui concerne son futur salaire et la durée de son contrat
La base de négociations serait un nouveau contrat à hauteur de 30 millions d’euros par an... et pour deux ans au minimum, soit jusque fin 2027. Les termes définitifs sont encore en cours de finalisation, surtout si Wolff espère encore attirer Verstappen pour 2027. Mais un accord devrait être trouvé et annoncé après la pause d’août.
Le champion du monde Nico Rosberg a mis en garde Russell concernant ces dernières négociations contractuelles avec Wolff.
"Vous avez entendu George ? Il a dit : ’Oh non, je ne signerai certainement pas de contrat avec la Hongrie’."
"Il a été tellement catégorique qu’il sait que rien ne se passera avant la Hongrie, donc il doit bien se tramer quelque chose, non."
"Bien sûr il n’est pas trop tard mais ce n’est pas comme si on était presque en août. Et beaucoup de choses se signent ou se jouent à ce moment-là en F1. Il ne reste que quelques mois avant la fin de la saison. Et il a répondu : ’Oh non, c’est sûr que je n’ai pas encore de contrat’ – c’est un peu extrême, non ?"
"Mais je connais bien Toto, c’est un adversaire redoutable pour les négociations car sa tactique est de disparaître !"
"Donc, quand vous essayez… comme George maintenant, il essaie de le joindre, Toto disparaît… George essaie d’écrire à Toto pour le pousser à se dépêcher, ou quoi que ce soit, et Toto disparaît."
"Et il aura aussi trouvé comment éviter les coches bleues," ajoute-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé si Wolff avait activé la confirmation de réception des messages sur WhatsApp.
"Dès que le message apparaît sous forme de notification, vous en lisez simplement la première partie ; vous ne l’ouvrez pas réellement. Toto fait tout le temps ça quand on lui parle de contrat ou d’argent !"
Rosberg a rapidement précisé que, dans le cas de Russell, il s’agissait d’une hypothèse, et non d’une information privilégiée qu’il avait sur la situation du pilote britannique, mais il s’est appuyé sur sa propre expérience avec Wolff pour éclairer le scénario.
"Je me souviens juste de mon époque où c’était son style, comme disparaître, ne pas répondre, être difficile à joindre... et c’est horrible, parce qu’on se dit : ’Allez !’ ou ’Il doit se passer un truc’. Cela vous stresse."
"Négocier avec Toto est difficile, c’était son style : disparaître, ne pas répondre, et c’est terrible pour un pilote qui attend."
Il faut noter que les options de Russell durant cette période de spéculations ont été limitées par le fait qu’en plus de piloter pour Mercedes, il est également managé par l’équipe.
Par conséquent, toute discussion concernant un transfert vers une autre équipe devrait techniquement être gérée par Mercedes.
Russell a rejoint le programme des jeunes pilotes de Mercedes en 2017, avant d’être prêté à Williams pendant trois saisons et de remplacer Valtteri Bottas comme coéquipier de Lewis Hamilton en 2022.
Interrogé sur la situation, Wolff a expliqué : "Nous essayons de recruter les jeunes pilotes très tôt dans leur carrière et nous finançons entièrement le programme, nous ne demandons donc aucune contribution aux parents ni aux sponsors."
"Et pour cela, nous avons pendant un certain temps les droits de gestion, un système très similaire à celui de Red Bull."
Quant à savoir si cet arrangement crée des difficultés dans les négociations contractuelles pour un pilote, s’il veut sonder une autre équipe, Wolff a ajouté : "Nous avons ces négociations et ces discussions."
"Tous les pilotes rêvent d’une meilleure voiture et de plus d’argent. C’est un comportement tout à fait normal,
mais ce n’est pas le point crucial."