George Russell a révélé l’importance de se fixer des objectifs réalistes en Formule 1, afin d’éviter de souffrir de "difficultés psychologiques".
Russell se trouve dans une situation unique depuis sa promotion chez Williams en F1 pour la saison 2019, en n’ayant jamais eu de voiture capable de gagner le titre à sa disposition.
Lorsqu’il a rejoint Williams, l’écurie de Grove était largement en retrait en F1, ce qui a poussé le Britannique à se fixer des objectifs atteignables au milieu de peloton.
En 2022, lorsqu’il a remplacé Valtteri Bottas chez Mercedes, le pilote de 27 ans aurait pu s’attendre à se retrouver soudainement en position de se battre pour le titre, les Flèches d’Argent ayant remporté huit titres constructeurs consécutifs.
Malheureusement, Russell a dû rapidement réévaluer ses objectifs, Mercedes ayant eu du mal à s’adapter à la réglementation actuelle.
Cette difficulté d’adaptation s’est poursuivie tout au long de l’ère de l’effet de sol, Russell devant donc se fixer des objectifs qui n’incluent pas la lutte pour des victoires ou des titres de manière régulière. Se fixer des objectifs réalistes est essentiel pour rester dans un état d’esprit positif et éviter de courir après l’impossible.
"On apprend à accepter ces petites victoires. Il faut adapter ses objectifs à ce qui est réaliste pour un week-end donné, ou pour une saison donnée."
"Remporter le championnat cette année n’est pas un objectif réaliste. Bien sûr, nous y travaillions, mais si nous n’y parvenons pas, il ne faudra pas s’en vouloir, car nous ne sommes tout simplement pas en position de le faire actuellement. Et c’est là qu’on aborde chaque week-end de course en se disant qu’on a une chance de se battre pour le podium. Si je termine quatrième, je ne serai pas content. Si je termine deuxième, je le serai."
"Ou à l’inverse, si on pense pouvoir gagner tel ou tel week-end, mais qu’on ne termine que troisième, c’est peut-être un meilleur résultat que toutes les autres courses, mais on n’a pas atteint son potentiel."
"Il faut apprendre à accepter ces petites victoires, sinon on s’enfonce dans une spirale négative de difficultés psychologiques, ce qui ne fera qu’impacter nos performances par la suite."
"Donc, on ne fait pas ça juste pour être content. On fait ça pour continuer à performer à 100 %."