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Sainz est rassuré par ce qu’il a vu chez Williams F1 et il vise toujours le titre

Le pilote espagnol craignait de faire un vrai pas en arrière

Par Emmanuel Touzot - 22 août 2025 - 17:13
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Carlos Sainz admet avoir eu plusieurs craintes avant de signer pour Williams F1. L’ancien pilote Ferrari a connu un début de saison difficile à titre personnel, mais le niveau affiché par la FW47 l’a rassuré, et il se félicite de voir du potentiel à l’avenir dans l’équipe de Grove.

"J’espérais que Williams serait une voiture solide en milieu de peloton en 2025, qui me permettrait de me battre pour les points et de ne pas me retrouver en queue de peloton" explique Sainz à RACER.

"Quelque part dans le top 10, où je pourrais encore m’amuser à jouer avec les points, ce qui peut sembler stupide, mais c’est quand même mieux et c’est beaucoup plus intéressant que de se battre pour la 16e ou la 17e place, où 24 courses comme ça peuvent devenir frustrantes pour un pilote."

"Et puis, les autres espoirs étaient encore à confirmer, c’est-à-dire 2026, 2027, 2028. Où Williams peut-elle arriver ? Mon sentiment et mon espoir sont que nous pourrons être des prétendants au titre dans la dernière partie des années que je viens de mentionner."

"Une partie de cela, nous la savons et elle a été plus que réalisée, c’est-à-dire que nous avons une voiture très solide en milieu de peloton. Le reste, ce sont les espoirs à confirmer."

"Les craintes étaient d’être en queue de peloton et de trouver une équipe qui n’a pas le potentiel pour être réellement en lice pour le championnat. Mais je dois dire que cette partie est également couverte. Je vois un bon potentiel et un projet très solide pour être réellement compétitif à l’avenir."

Et malgré ses difficultés face à Alex Albon, Sainz n’en est pas au point de regretter son choix, car il s’estime encore dans le bon wagon face à l’autre Williams : "Je ne regrette certainement pas mon choix. Et en réalité, je suis plutôt encouragé par ce que j’ai vu."

"2025 a dépassé mes attentes en termes de performance de la voiture et de ce dont l’équipe est capable. Donc je suis très à l’aise et serein avec ma décision. Je suis juste frustré que les résultats ne soient pas meilleurs, car les sensations sont très positives, mais pour une raison ou une autre, les résultats ne suivent pas."

"J’aime voir le potentiel, parce que je sais que je l’ai aussi. Je pense que je serais plus inquiet si j’étais à trois ou quatre dixièmes d’Alex chaque week-end, incapable d’égaler son rythme, le voyant terminer sixième, septième, cinquième, marquer tous les points pendant que je galère à l’arrière pour trouver de la performance."

"Mais le fait que je sois parfois plus rapide, parfois dans le même dixième, parfois à un dixième de lui chaque week-end, me montre que je peux obtenir les mêmes résultats — parfois meilleurs, parfois un peu moins bons, mais en tout cas, rien qui explique l’écart de points et de résultats qu’on observe sur ces 12 premières courses."

"C’est un sentiment un peu étrange, car je me sens compétitif. Je me sens rapide. Quand je fais un bon tour avec la Williams, je sens que j’ai encore beaucoup de potentiel. Mais je pense que nous avons vraiment maximisé un week-end une ou deux fois sur douze — et selon mon expérience en F1, c’est très peu."

L’Espagnol a notamment contribué à ajouter un coach pour les pilotes dans le team : "Cela a été discuté bien avant mon arrivée, bien avant même que nous disputions un week-end de course. Je connais simplement le niveau auquel une équipe de Formule 1 doit fonctionner pour être vraiment compétitive, comme Ferrari, par exemple."

"Je suis venu avec quelques idées, des éléments que j’apprécie et que j’ai pu retenir des quatre ou cinq équipes où j’ai couru en F1. Et si je devais créer une équipe idéale, ou une manière idéale de faire fonctionner une équipe, avec la structure et la communication adéquates, j’ai simplement partagé cette vision avec James et la direction."

"J’ai dit ’je pense que ce sont des fondamentaux qu’il nous faut si nous voulons devenir champions du monde à l’avenir.’ Donc on commence en 2025 avec un coach pour les pilotes, et plein d’autres choses que je n’ai même pas le temps de détailler ici."

Le coach est un ajout concret à l’organigramme de Williams, mais les retours de Sainz concernent aussi les méthodes de travail existantes, fort de son expérience chez McLaren, alors en phase de reconstruction lorsqu’il y courait jusqu’en 2020, et Ferrari.

"Dès le début, j’ai voulu qu’on soit un peu plus rigoureux dans l’utilisation du simulateur, surtout pour la corrélation, afin d’apprendre pour l’avenir. J’ai été assez exigeant avec l’équipe là-dessus. Je pourrais dresser une liste de points que je préfère ne pas évoquer ici. L’équipe progresse sur beaucoup de plans, mais il reste encore beaucoup de choses à améliorer."

Sainz est heureux de voir déjà des progrès : "La trajectoire est à peu près conforme à ce que j’attendais, voire même un peu meilleure. Si l’an dernier, on m’avait dit qu’en qualifications, à Miami ou Imola, je serais plus rapide qu’une Mercedes ou une Ferrari, je ne l’aurais pas cru."

"Il arrive encore qu’on soit plus rapides, quand ils se ratent. On a des points forts qui nous placent parfois en tête du milieu de grille, et parfois à la porte du top 4. Mais je pense qu’on est encore dans les 25 % initiaux de la courbe de progression. Et l’année vraiment importante, ce sera l’an prochain."

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