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Sainz fusille la limitation ‘ridicule’ des essais hivernaux en F1

Il veut rendre public le carburant embarqué lors des tests

Par Alexandre Combralier - 1er mars 2025 - 08:52
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Pour les pilotes arrivant dans une nouvelle équipe, c’est-à-dire une bonne partie de la grille, l’addition est salée : les essais hivernaux ne prévoient que trois jours par équipe, soit un jour et demi par pilote. Et c’est tout ! Ensuite, il y aura déjà le premier Grand Prix à Melbourne.

Carlos Sainz, qui comme Lewis Hamilton, Nico Hülkenberg ou Esteban Ocon change d’équipe cette année, a donc tenu à se plaindre de ce peu de roulage avant le premier Grand Prix. Le simulateur ne peut pas tout remplacer, argue-t-il.

« C’est bizarre de devoir maintenant aller courir après seulement une journée et demie de tests », rouspète ainsi le pilote Williams F1.

« Cela me semble insuffisant, bien trop peu. Ridiculement peu, en fait, le temps que nous avons dans nos voitures avant d’aller en course. Je n’ai pas pu tester autant d’éléments que je l’aurais souhaité. »

« Je quitte ces essais avec cinq ou six choses que j’aurais aimé tester, que j’aurais aimé comparer en conditions réelles pour savoir dans quelle direction aller pour le reste de la saison. »

« Il n’y a pas assez de temps », insiste Sainz. « Cette règle me frustre énormément. »

L’Espagnol appelle la FIA à donner plus de liberté aux équipes : soit consacrer le budget et le temps de roulage dans le simulateur, soit sur piste réelle. Ce qui serait un vrai retour en arrière dans le règlement, assez peu réaliste sur le papier.

« Nous passons des jours et des jours en simulateur. Ce serait logique d’inclure cela dans le plafond budgétaire et de laisser les équipes choisir où elles veulent investir : soit dans les essais réels, soit dans le simulateur. »

« Et puis, si c’est pour des raisons environnementales, je trouve cela incohérent : on a des pilotes qui prennent des jets privés tous les jours pour aller au simulateur en Angleterre ou à Monaco... »

« Pour moi, cette règle n’a aucun sens en Formule 1. Quand ils ont décidé d’interdire les essais privés, ils ont investi des millions dans des simulateurs au lieu de permettre des journées de roulage en piste. »

« C’est mon avis personnel, ce n’est pas une position du GPDA (Grand Prix Drivers’ Association). Je ne comprends pas cette logique. Pourquoi ne pas fixer une limite de 10 à 12 jours d’essais dans la saison et laisser chaque équipe les utiliser comme elle le souhaite ? »

Moins d’essais, cela signifie aussi moins de possibilités, pour un pilote, de pouvoir influer sur le développement des F1.

« La réalité, c’est qu’avec les règles actuelles, les essais en F1 n’existent quasiment plus. Et franchement, je déteste ça. »

« C’est justement là qu’une équipe de Formule 1 peut vraiment progresser et où un pilote peut jouer un rôle clé dans le développement de la voiture. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. »

La frustration est sans doute pire encore pour les rookies sur la grille. Certains, comme Kimi Antonelli chez Mercedes, ont cependant accumulé des kilomètres en Testing of Previous Cars (TPC). Mais il s’agit de F1 vieilles de deux ans et selon Carlos Sainz, rien ne remplace les essais privés avec des F1 contemporaines.

« Je leur souhaite le meilleur, tout en comprenant leur frustration face au manque d’essais. Parce que même moi, qui ne suis pas un rookie, je trouve frustrant de n’avoir qu’une journée et demie de roulage. Alors pour eux, j’imagine que c’est encore pire. »

« Ça va rendre le début de saison vraiment compliqué pour certains. Certes, rouler avec une voiture TPC aide un peu, mais rien ne remplace l’expérience en conditions réelles, avec la voiture qu’on va piloter toute l’année en F1. »

L’idée de Sainz pour rendre les essais hivernaux plus intéressants

Visiblement pas avare d’idées pour la FIA, Carlos Sainz a une autre idée à apporter : rendre publique la quantité de carburant utilisée par les équipes en essais hivernaux, afin de donner une image plus claire de la hiérarchie !

« Je pense aussi que chaque équipe devrait indiquer publiquement la quantité de carburant embarquée pendant les essais, pour que ce soit plus intéressant à suivre à la télévision. »

« Sinon, pourquoi regarder ? »

« Il faudrait que tout soit affiché : la charge en carburant, le mode moteur utilisé. J’ai plein d’idées pour rendre ce sport plus compréhensible pour vous, les fans, et pour que ça ait plus de sens aussi pour les pilotes. Parce qu’en l’état, il y a trop de simulateur et pas assez de roulage en piste. »

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