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Sainz s’inquiète que Williams F1 ne franchisse pas la Q1 en Australie

Albon confirme que l’équipe est en fond de peloton

Par Emmanuel Touzot - 5 mars 2026 - 14:24
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Williams F1 a connu un hiver très décevant avec l’obligation de rater le shakedown général de Barcelone pour finir la fabrication de sa FW48, et le retard accumulé a causé un manque de performance qui est encore inquiétant pour la structure de Grove.

Carlos Sainz reconnait qu’il y a beaucoup de travail à faire dans les prochains jours, avec la première course de la saison en Australie, mais aussi dans les prochaines semaines pour essayer de se rapprocher des objectifs initiaux.

"Ca a été un hiver compliqué pour nous, on vit une période délicate, mais la saison débute et tout le monde est impatient. On se prépare à un week-end difficile, mais on va essayer de capitaliser sur les surprises qu’il pourrait y avoir" a déclaré Sainz.

"Ce sera un énorme défi. Il y aura d’abord les nouvelles réglementations que l’on testera sur un circuit qui ne sera pas facile, et pour l’équipe, nous savons que nous ne sommes pas là où ne le voudrions. Les équipes de tête sont incroyablement rapides et nous sommes loin."

Au point de se faire éliminer en Q1 ? L’Espagnol ne l’exclut pas, alors que Williams cherche à comprendre la manière dont Williams s’est retrouvée dans cette situation : "C’était déjà le cas au début de l’année dernière ! Les Q1 étaient folles. Mais est-ce que ce sera plus difficile ? Oui. En début de saison, on surveillera de près les Q1."

"Nous évaluons et discutons en interne pour comprendre pourquoi l’hiver a été aussi difficile. Après avoir mis tous nos œufs dans le panier de 2026, on s’est retrouvés en difficulté et on essaie d’analyser cela, et de voir le potentiel que l’on a pour progresser. Ce sera aussi à mois d’être un meneur, et aider l’équipe à réagir aussi vite que possible."

Melbourne offrira un défi plus complexe que Bahreïn avec les F1 2026 : "Ce sera très différent de ce qu’on a pu tester. Bahreïn n’a certainement pas représenté un défi insurmontable, ou alors le changement était important, mais restait dans des limites raisonnables."

"Lors des essais sur simulateur avant Melbourne, les conditions semblaient extrêmes, et tout ce que j’ai vu jusqu’à présent à Melbourne, dans le cadre de la préparation, laisse présager un week-end très différent et très intéressant, surtout par rapport aux essais de Bahreïn."

"On verra bien. Je pense que ce sera un apprentissage crucial pour tous, un premier test incroyablement difficile pour ce nouveau règlement, compte tenu du tracé du circuit. On verra bien."

Les Formule 1 de 2026 ont déjà amené beaucoup de critiques, mais Sainz ne veut pas tirer de conclusions hâtives tant que de vraies problématiques ne se sont pas dégagées en course.

"Cela peut aller dans les deux sens. C’est pourquoi, à mon avis, évaluer et essayer de prédire comment cela se passera à la télévision avant même que cela n’ait lieu n’en vaut pas la peine. Je pense qu’il faut simplement voir les F1 en action, quelles que soient les règles que nous avons élaborées pour cette année."

"Mettons-les en pratique, puis évaluons-les et, si des changements s’avèrent nécessaires, la seule chose que j’ai dite à Stefano [Domenicali] et à la FIA, c’est que nous devons rester ouverts d’esprit. Si, dès les deux ou trois premières courses, car la Chine et le Japon seront différents, on constate clairement un problème, j’espère que nous pourrons le corriger."

Les départs des nouvelles monoplaces, qui sont plus complexes en raison de la technologie nécessitant un turbo mis en conditions, seront difficiles, mais Sainz ne pense pas que ce sera trop difficile, même s’il s’attend à voir des différences plus marquées dans les envols.

"C’est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, mais je crois que la seule différence que nous observerons sera un écart de performance plus marqué au départ. Cependant, je pense que nous prendrons tous un bon départ. Tout dépendra de qui sera le plus performant."

"Par le passé, vers la fin de l’année dernière, il n’y avait quasiment aucune différence entre les différents types de pneus au départ. Nous étions tous à trois ou cinq mètres l’un de l’autre. Je pense que cette année, il y aura davantage d’écarts, et cela me convient parfaitement."

Alex Albon n’est pas beaucoup plus optimiste que son équipier au moment d’aborder la saison 2026, et il pense que Williams sera dans la deuxième partie du peloton, ce qui corrobore les craintes de Sainz sur la difficulté à franchir la Q1.

"De manière réaliste, nous sommes dans la deuxième partie du peloton, nous avons manqué de temps de préparation, mais nous avons un plan clair. On va tenter d’optimiser les choses dans la première partie de saison. La fiabilité est encore un point d’interrogation, et il y a des points à la clé si tout se passe bien" a déclaré Albon.

"Mais c’est dur. C’est dur pour moi et c’est dur pour l’équipe. On prend les choses en groupe, c’est frustrant mais ce n’est pas à cause d’un manque d’effort de l’équipe. Ces nouvelles réglementations sont un défi, nous sommes en retard, mais nous avons prouvé pouvoir remonter et nous le prouverons encore."

Le Thaïlandais espère profiter de la fiabilité de l’équipe pour saisir des opportunités en début de saison, et il assure que les difficultés de Williams ne sont pas insolubles : "Les chiffres que nous voyons ne sont pas un désastre que nous ne pouvons pas comprendre."

"Il y a du rythme que l’on doit débloquer dans la voiture et quand on y arrivera, ça devrait aller. Les quatre équipes de pointe se sont détachées du peloton, et c’est frustrant car on veut être un top team et ils ont fait énormément de progrès."

"La fiabilité sera un point d’interrogation, donc si on peut avoir quelques points gratuits... ce week-end si tout le monde termine, il faut être réaliste, nous ne marquerons pas, mais avec des problèmes de fiabilité devant, ça pourrait nous aider."

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