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Silence gêné pour un Lawson mal à l’aise face aux nouvelles F1

Le pilote Racing Bulls peine à cacher sa frustration

Par Franck Drui - 24 février 2026 - 16:49
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La Formule 1 s’est lancée dans une nouvelle ère majeure avec l’introduction de monoplaces profondément remaniées, désormais propulsées par une répartition énergétique de 50 % entre le moteur thermique et l’électrique, tout en fonctionnant avec des carburants 100 % durables. Une évolution technique qui ne laisse pas les pilotes indifférents, comme en témoignent les réactions recueillies lors des deux sessions d’essais de trois jours disputées ces dernières semaines sur le circuit international de Bahreïn.

Si certains, à l’image du quadruple champion du monde Max Verstappen, se sont montrés ouvertement critiques à l’égard de ces nouvelles machines, d’autres ont préféré une approche plus mesurée. C’est le cas de Liam Lawson, pilote Racing Bulls, dont le silence a été presque aussi parlant que certaines prises de position plus tranchées.

Interrogé directement sur le plaisir de pilotage offert par les nouvelles F1, Lawson s’est contenté d’un sourire, suivi d’un long silence ponctué d’un simple "euh", laissant passer sept secondes sans ajouter un mot.

Face à cette absence de réponse, le journaliste s’est résigné à conclure par un "d’accord", déclenchant quelques rires dans la salle de conférence de presse. Un nouveau silence de sept secondes a suivi, avant que le responsable communication de l’équipe n’interrompe l’échange par un ferme : "Question suivante".

Un peu plus tard, une question de relance a permis d’éclairer davantage le ressenti du Néo-Zélandais. Était-ce la perte d’appui et de vitesse de passage en courbe qui le frustrait, ou bien les contraintes liées à la gestion de l’énergie ?

"C’est une combinaison des deux," a expliqué Lawson.

"Évidemment, quand on est en qualifications, on veut piloter une voiture aussi vite que possible. On ne veut pas avoir besoin de penser à la gestion de l’énergie."

"En même temps, quand on a moins de grip, on glisse davantage et on a l’impression de laisser du temps au tour sur la table."

Lawson reconnaît que la comparaison avec les générations précédentes de monoplaces n’est pas flatteuse, du moins à ce stade du développement.

"Quand on vient d’une voiture plus rapide, naturellement, ça va sembler frustrant, ou moins agréable à piloter. Mais en même temps, on est encore très tôt dans les phases de développement, donc je suis sûr qu’au fil du temps, on ira de plus en plus vite."

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«Pourquoi Red Bull ne craint plus les problèmes de corrélation pour ses F1