La Formule 1 se relance et se prépare à disputer le Grand Prix de Miami ce week-end et Fernando Alonso a levé le voile sur sa réflexion concernant son avenir pendant la pause forcée d’avril, en fixant une échéance claire pour prendre une décision.
Double champion du monde et détenteur de plus de 400 départs en Grand Prix depuis ses débuts en 2001, l’Espagnol arrive au terme de son contrat actuel. À bientôt 45 ans, il assure pourtant ne pas encore avoir tranché sur la suite de sa carrière en Formule 1.
"Je n’ai pas encore commencé à réfléchir en profondeur à l’avenir mais je me suis fixé une échéance pour en décider," a-t-il confié à Miami aujourd’hui, lors de la journée médias.
Le pilote Aston Martin F1 reconnaît toutefois que "des discussions ont eu lieu en interne", sans entrer dans les détails.
"J’ai eu des conversations avec Lawrence [Stroll] et l’équipe," précise-t-il. "Nous nous sommes vus à Monaco le week-end dernier pendant le Grand Prix Historique, nous avons aussi dîné ensemble, mais nous n’avons jamais vraiment discuté en profondeur de l’avenir."
"Nous sommes cependant alignés sur toutes les grandes lignes. Nous sommes une équipe, mais nous parlons davantage du présent que du futur. Une décision devra néanmoins intervenir dans les prochains mois. Je sais qu’à un moment cette année, autour de l’été ou juste après, je devrai prendre une décision."
Arrivé chez Aston Martin en 2023, l’Espagnol accompagne la transformation de l’écurie basée à Silverstone, renforcée par des investissements massifs, l’arrivée de Honda comme motoriste officiel et l’intégration d’Adrian Newey dans le projet. Autant d’éléments qui nourrissent les ambitions à moyen terme, même si la concrétisation n’est pas pour tout de suite.
Le temps joue toutefois contre Alonso, qui ne cache pas ses envies ailleurs en sport automobile. Ces perspectives pèseront dans son choix, même s’il assure ne pas encore avoir approfondi la question. Il reste également attentif à la manière dont il quittera la discipline.
"Quitter le sport avec un goût amer, ce n’est pas toujours la meilleure chose. Mais ce sont des choses que l’on ne choisit pas," reconnaît-il.
"Mais je suis très détendu. Je suis très heureux de ma carrière, de ce que j’ai pu vivre et expérimenter, et de ce que ce sport m’a donné. C’est un cadeau, depuis mon retour en 2021. C’est un cadeau de courir et de se sentir compétitif."
Alonso fixe aussi une condition personnelle à son départ.
"Je veux aussi quitter le sport un jour en me sentant rapide. Je ne veux pas partir quand je serai battu par tout le monde, que je me sentirai lent ou que je ferai des erreurs."
Un élément pourrait néanmoins l’inciter à poursuivre : la perspective d’une F1 plus compétitive en 2027.
"Oui, si je continue à courir, je pense que ce sera une meilleure saison que celle-ci avec le projet dans sa deuxième année."
Dans le cas contraire, l’Espagnol ne compte pas raccrocher définitivement.
"Si j’arrête la Formule 1, je sais que je courrai dans d’autres disciplines. Comme je l’ai dit plusieurs fois, le Dakar est une possibilité... je peux gagner en endurance, en Formule 1 et en rallye-raid. Ce serait probablement inédit, et c’est quelque chose de très attirant."
Durant la pause d’avril, Alonso a d’ailleurs pris le volant de l’Aston Martin Valkyrie, une expérience qui pourrait raviver son intérêt pour les 24 Heures du Mans. Quoi qu’il décide, son avenir restera lié à l’équipe britannique.
"Quand j’arrêterai la Formule 1, je continuerai à courir d’une manière ou d’une autre. Je resterai lié à l’équipe dans un rôle différent à l’avenir. Donc, dans tous les cas, je suis serein. Je resterai actif, d’une manière ou d’une autre, quand j’arrêterai."