À Miami, George Russell a pris la parole pour défendre les ajustements apportés au règlement 2026, estimant que la FIA a répondu aux principales préoccupations exprimées par les pilotes en début de saison.
Entrée dans une nouvelle ère technique cette année, la Formule 1 a rapidement été confrontée à des critiques concernant le comportement des groupes propulseurs, notamment en matière de gestion de l’énergie et de différences de vitesse. Ces inquiétudes ont été renforcées après le spectaculaire accident d’Oliver Bearman au Japon, piégé par une importante différence de vitesse en arrivant sur Franco Colapinto.
Depuis, plusieurs modifications ont été validées et entreront en vigueur dès ce week-end en Floride. Face aux critiques suggérant que son soutien serait lié à la domination de Mercedes, Russell a tenu à recadrer le débat.
"a vérité, c’est : qu’est-ce que vous essayez d’obtenir avec ces changements ? Est-ce d’avoir les voitures les plus rapides sur un tour ? Est-ce de réduire les différences de vitesse et les situations potentiellement dangereuses ? Ou encore d’éviter que les voitures perdent de la vitesse en fin de ligne droite ? Ou de supprimer le lift and coast en qualifications ?" a-t-il interrogé.
Le Britannique estime que les réponses apportées sont concrètes.
"La plus grande inquiétude, c’était le lift and coast en qualifications, maintenant, c’est terminé. La perte importante de vitesse en fin de ligne droite en qualifications, c’est terminé. La réduction des écarts de vitesse lors des dépassements, c’est réglé."
Parmi les pistes évoquées ces derniers mois figurait une réduction drastique du déploiement électrique en course, de 350 kW à 200 kW. Une idée que Russell avait vivement rejetée.
"Ces suggestions de limiter le moteur à 200 kilowatts, autant courir en Formule 2 si c’est ce que les gens veulent. Sur tout ce que nous avions demandé, la FIA a répondu présente. Elle a modifié le règlement et atteint les objectifs que nous avions fixés."
Le pilote Mercedes reconnaît néanmoins que l’unanimité est loin d’être acquise et tacle au passage Max Verstappen. Lorsqu’on lui rapporte que le Néerlandais a dit que "ça ne changera pas le monde", il sourit.
"Il y aura toujours des gens qui ne seront pas satisfaits, surtout ceux qui sont plus loin dans la hiérarchie."
"Nous avons exprimé ce qui ne nous convenait pas, et ils ont agi."