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’Tout le monde comprend le sacrifice nécessaire’ : Alpine F1 admet la contrainte sur ses employés

"On se rend compte que ce n’est pas une industrie normale"

Par Emmanuel Touzot - 29 décembre 2025 - 15:54
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Alpine F1 se prépare à une saison 2026 très complexe, avec l’arrivée d’une toute nouvelle réglementation en Formule 1. Les châssis vont totalement évoluer avec deux modes aéro et des voitures aux proportions différentes.

Mais surtout, les V6 hybrides entrent dans une deuxième génération, et l’équipe d’Enstone va découvrir les blocs propulseurs Mercedes, ce qui devrait amener une complexité supplémentaire dans sa gestion de la saison à venir.

"L’année prochaine s’annonce un peu plus compliquée, mais ce ne sera comme ça qu’au début. Après trois courses, on aura l’impression que c’est devenu la norme" a déclaré le directeur sportif d’Alpine, Dave Greenwood, dans un discours un peu plus mesuré que l’optimisme de Flavio Briatore.

"Donc oui, on s’habitue très vite à ce genre de choses. Pour nous, parfois, on en vient à oublier comment les choses se passaient auparavant. Ainsi, il ne faudra pas longtemps avant que cela devienne le défi que nous attendons avec impatience."

"Vous avez vu ce que nous avons avec les modes, avec le changement des unités de puissance, avec la gestion de l’énergie, toutes ces choses-là vont ajouter un défi important, à la fois pour le pilote et pour l’équipe d’ingénierie. Mais c’est notre travail de développer nos outils et d’aider le pilote autant que possible."

Interrogé sur l’état d’avancement des préparatifs pour 2026, Greenwood se montre optimiste pour Alpine : "Je pense que chaque équipe a des étapes clés qu’elle valide au fur et à mesure. Nous sommes très satisfaits de là où nous en sommes."

"Nous n’allons pas entrer dans trop de détails, mais nous sommes totalement dans les temps, sur la bonne voie pour tout ce dont nous avons besoin !"

Cela inclut le défi de respecter la nouvelle limite de poids minimum de 770 kg, même si Greenwood a préféré ne pas confirmer à quel point Alpine s’en rapprochera en début de saison.

"Je pense que la plupart des gens ont déjà dit publiquement que c’était un défi, mais c’est encore une fois un défi que notre équipe de conception, à l’usine, relève avec énergie et détermination pour tenter de l’atteindre."

"Je ne souhaiterais pas donner de chiffres sur notre situation actuelle, mais nous sommes satisfaits, et nous savons que nous faisons le meilleur travail possible pour atteindre un objectif qui est assez agressif, mais pas irréalisable."

Le retour de Steve Nielsen chez Alpine après un premier passage d’une décennie au sein de l’équipe à l’époque Benetton/Renault dans les années 2000 est positif pour l’équipe, comme le confirme le directeur après son retour.

"Je pense qu’il y a un esprit. Il n’est pas forcément incarné uniquement par ceux qui ont toujours été là, comme moi et d’autres, de manière continue ou non. Je pense qu’il y a un état d’esprit et une attitude du type ’on peut le faire’. Et c’est ce qui a été agréable en revenant" se félicite Nielsen.

"Je sais que c’est un cliché, mais beaucoup de personnes ont la course automobile dans le sang. Elles veulent être compétitives et elles ne rechignent pas à faire des heures. La semaine de travail moyenne est de 55 heures, parce que c’est ce qu’il faut pour sortir cette voiture."

"Et nous n’avons aucun problème à trouver des gens prêts à le faire. C’est là que l’on se rend compte que ce n’est pas une industrie normale. On n’entend pas des gens dire ’non, je ne peux pas, j’ai ceci ou cela à faire’, ou ’c’est l’anniversaire de ma femme’."

"Tout le monde comprend que c’est le sacrifice nécessaire pour arriver là où l’on veut être, et c’est une expérience très marquante d’être entouré d’autant de personnes prêtes à sacrifier autant."

"Donc je pense que c’est une constante. Depuis les débuts d’Enstone jusqu’à aujourd’hui, il y a énormément de personnes très dévouées, prêtes à fournir les efforts et les sacrifices nécessaires parce qu’elles veulent faire avancer l’équipe, qu’elles soient là depuis 30 ans ou depuis cinq ans."

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