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Un cas à part : Leclerc admet être un peu isolé face aux critiques sur la F1 2026

Le Monégasque défend une approche plus stratégique des dépassements

Par Franck Drui - 10 mai 2026 - 18:04
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Charles Leclerc continue de défendre une position à contre-courant sur les nouvelles dynamiques de course observées en Formule 1 cette saison. Alors que de nombreux pilotes ont critiqué le caractère jugé "trop artificiel" des dépassements générés par les nouvelles règles 2026, le pilote Ferrari estime au contraire que cela lui convient. Mieux, les ajustements introduits avant le Grand Prix de Miami vont dans la bonne direction.

Depuis le début de saison, le nombre de dépassements a fortement augmenté grâce aux nouvelles unités de puissance et aux stratégies de déploiement énergétique. Mais plusieurs pilotes ont pointé du doigt des manœuvres parfois peu naturelles, certains concurrents pouvant immédiatement répliquer grâce à une gestion différente de leur batterie.

Max Verstappen avait notamment comparé ces échanges de positions à une partie de Mario Kart, une image reprise avec humour par Leclerc, qui avait lui-même évoqué un bouton "Boost" similaire au célèbre champignon du jeu vidéo.

Mais contrairement à une grande partie du plateau, le Monégasque apprécie jusqu’ici les défis stratégiques imposés par cette nouvelle génération de F1.

Interrogé sur les modifications réglementaires introduites à Miami et sur l’aspect artificiel des dépassements, Leclerc a expliqué qu’il n’avait jamais totalement partagé les critiques formulées par ses collègues.

"J’ai toujours été un peu en désaccord avec ça," a-t-il confié.

"Je sais que je suis un peu un cas à part sur la grille, mais j’ai le sentiment qu’au moins dans les combats que j’ai eus avec les pilotes devant moi, lorsque vous avez des voitures qui disposent d’un système similaire au vôtre, les dépassements sont en réalité vraiment bons. Ce sont vos dépassements, vos choix, il y a du calcul à faire."

Le pilote Ferrari estime surtout que la nouveauté réside davantage dans l’approche stratégique que dans la nature même des dépassements.

"Oui, en cela c’est bien plus stratégique que les années avec le DRS. Mais l’an dernier l’était aussi devenu un peu plus avec le DRS : si vous vouliez dépasser à un certain endroit pour bénéficier ensuite du DRS, ou au contraire ne pas l’avoir afin de pouvoir creuser l’écart."

"Au final je ne pense pas que cela ait changé de manière significative, nous avons maintenant un système que nous, les pilotes, pouvons maitriser. De l’intelligence de course."

Leclerc reconnaît toutefois qu’un domaine reste particulièrement sensible avec cette réglementation : les qualifications.

"Clairement, les qualifications sont le principal point d’attention, et c’est normal que ce soit le cas," a-t-il ajouté. "C’est déjà bien mieux avec les ajustements qu’il y a eus à Miami, mais on peut encore faire davantage."

En effet, à Miami, la FIA a justement introduit plusieurs ajustements techniques visant à améliorer le comportement des voitures et la gestion énergétique, notamment afin de rendre les phases de qualification plus naturelles pour les pilotes.

Même si la FIA et la Formule 1 poursuivent leur travail d’évaluation continue du règlement, Leclerc estime que les équipes ont également leur part de responsabilité pour mieux exploiter ces systèmes.

"Il existe encore des moyens d’affiner le système, d’essayer de mieux l’utiliser et de l’optimiser," a-t-il expliqué.

"Ce n’est pas toujours naturel ce qu’il faut faire dans la voiture. Il y a encore des améliorations à apporter."

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