Lewis Hamilton arrive à Monza, comme il l’a lui-même confié, avec l’énorme pression de Ferrari sur ses épaules.
Le Britannique a beau être septuple champion du monde, il a été émerveillé par l’accueil donné par les tifosi à son arrivée pour les évènements médiatiques de la Scuderia qui précèdent le Grand Prix d’Italie.
Les fans offrent donc leur soutien à Hamilton, en difficulté cette saison, et ils ont été rejoints par Stefano Domenicali, le PDG de la F1, mais aussi un Italien qui a dirigé longuement la Scuderia après Jean Todt.
Domenicali révèle avoir rencontré Hamilton après que ce dernier se soit longuement critiqué à Budapest, se qualifiant d’inutile.
"Sans détour, je ne pense pas que Lewis s’attendait à un début de saison aussi difficile – nous parlons d’un champion doté d’une immense expérience."
"Je pense que la situation sera différente à l’avenir, mais j’ai été très frappé par ce moment d’humanité révélé par sa déclaration lors du week-end du Grand Prix de Hongrie."
"Après cet épisode, nous nous sommes rencontrés et avons discuté : c’était un moment de vulnérabilité humaine lié aux défis auxquels il est confronté dans un contexte qui s’est probablement avéré plus complexe que prévu. Mais son caractère transparaîtra ; il rebondira avec l’équipe."
"Il est à une étape importante de sa carrière, après avoir relevé un nouveau défi avec l’objectif d’écrire l’histoire en gagnant avec Ferrari, et cela doit rester son objectif."
"Lewis ne doit pas se laisser emporter par des pensées négatives – c’est un grand champion et il doit continuer à se battre pour la victoire. C’est l’objectif extraordinaire qu’il s’est fixé."
Avant ce Grand Prix de Monza, Domenicali a aussi été invité à commenter les difficultés d’un autre pilote, Kimi Antonelli, son compatriote qui roule cette saison chez Mercedes F1.
"Il doit comprendre que la F1 est un environnement où l’on grandit vite. Certains mois semblent des années, certains jours des mois, et tout ne se passe pas toujours comme prévu pour quelqu’un de son âge."
"La saison prochaine, je le vois comme un élément clé ; il sera beaucoup plus conscient des défis à relever, ce qui permet de toujours mieux s’en sortir. Quand ça vous saute à la figure, ce n’est jamais évident."
"Kimi a l’âge de ma fille. Je le connais depuis qu’il est enfant. Avoir sa famille à ses côtés l’aidera. Je pense qu’il pourrait faire une carrière extraordinaire."