Chargement ...

Une ’discussion musclée’ chez Mercedes F1 après la ’catastrophe’ stratégique

De Charybde en Scylla selon Toto Wolff

Par Alexandre Combralier - 7 juillet 2025 - 09:46
Chargement ...

Mercedes F1 a clairement fait partie des équipes ayant loupé le coche à Silverstone, en raison de stratégies erratiques.

Si Andrea Kimi Antonelli état passager lorsqu’il a été heurté par Isack Hadjar, George Russell a enchainé les mauvais choix, alors qu’il partait 4e.

Toto Wolff, le directeur de l’équipe Mercedes, a qualifié par exemple la décision de faire rentrer Russell aux stands après le tour de formation (pour passer des pneus intermédiaires aux slicks) de « terriblement mauvaise ». Une erreur répétée quelques tours plus tard, avec l’arrêt d’Antonelli sous voiture de sécurité virtuelle.

En fin d’épreuve, George Russell a aussi poussé pour s’arrêter et passer de nouveau des slicks. Un choix encore désastreux, puisque le Britannique a fini 10e alors qu’il était 7e avant l’arrêt.

Au moins, Toto Wolff et Mercedes ont écouté son pilote qui étaient très demandeurs de cet arrêt.

Mais fallait-il vraiment le faire selon Toto ?

« Eh bien, le pilote fait partie de l’équipe. Nous sommes tous dans le même bateau. Mais le premier choix, ou la première décision, était terriblement mauvais. »

« Cela nous a en quelque sorte fait tomber de Charybde en Scylla, car cela a déclenché l’arrêt de Kimi. Quand on voit où Kimi roulait, nous aurions simplement dû le laisser en piste avec une stratégie décalée et nous aurions probablement été là où se trouvait Nico Hülkenberg (troisième), car il était devant lui. »

« Cela ne diminue en rien le pilotage de Nico, qui de loin semblait très bon. Nous avions le mauvais pneu sur la voiture, car nous pensions que le medium ne tiendrait pas avec nous, parce que les essais étaient si mauvais. Une autre mauvaise décision. »

Quant au deuxième arrêt, celui provoqué par George Russell, Toto Wolff ne s’y attarde pas trop ; c’est surtout le début de course qui va faire trembler les murs dans le département stratégie de l’équipe.

« Et puis, évidemment, le deuxième arrêt était probablement encore plus mauvais que le premier, et ce fut en gros la guillotine qui est tombée. »

« Nous avons tous eu une discussion musclée là-haut et tout le monde reconnaît que la première décision fut en fait la plus catastrophique. »

« À ce stade (au deuxième arrêt), George était coincé derrière Gasly parce que la performance de la voiture était médiocre et il ne parvenait pas à dépasser. Et puis, c’était probablement un acte de contradiction, de faire quelque chose de totalement différent des autres en espérant un meilleur résultat… »

Russell défend ses choix

George Russell a été impliqué dans chaque (mauvais) choix fait par Mercedes F1 ce dimanche à Silverstone. Mais surtout sur le 2e.

Reconnaît-il ses torts ou bien n’a-t-il finalement pas trop de regrets ?

« S’arrêter au début n’était pas une décision stupide car la piste était sèche pendant 25 minutes. »

« Ce que nous ne savions pas, c’est qu’il y aurait autant de voiture de sécurité virtuelle. Quand la voiture de sécurité virtuelle s’est terminée, nous avions cinq secondes d’avantage au tour sur les gars en intermédiaires. Si seulement nous avions eu tout le relais comme ça, nous serions peut-être revenus en tête. »

« Mais un malheur n’arrive jamais seul, et tout s’est retourné contre nous. »

Il n’y a donc pas de regrets ou de remise en question du côté du héros local…

« Dans notre position, si l’on joue la sécurité, on obtient un résultat sûr. Bien sûr, cela aurait probablement été une 4e place. Est-ce que je regrette de ne pas avoir eu cette 4e place ? Évidemment. Nous voulions être audacieux ; nous voulions être courageux. Nous avons pris des décisions audacieuses et au final, cela nous a pénalisés. »

Chargement ...

«Il en rêvait, il l’a fait : un GP éprouvant, émouvant et exaltant pour Norris