C’est l’heure de vérité pour les fans de la Scuderia Ferrari : quelle sera donc la compétitivité de l’équipe à Melbourne, pour le premier Grand Prix ? McLaren F1 aura-t-elle vraiment beaucoup d’avance sur les Rouges ? Ferrari sera-t-elle même la deuxième force, alors que la menace Mercedes F1 se fait aussi pressante ?
Frédéric Vasseur, le directeur d’écurie, a tout d’abord fait le point sur l’état de forme et la nature du tracé australien. Peut-il convenir aux caractéristiques de la nouvelle Ferrari, nouvelle à 99 % selon ses dires ?
« L’attente est enfin terminée et nous sommes prêts à prendre la piste pour la première course de la saison. On pourrait dire que nous faisons un bond dans le passé, car cela faisait plusieurs années que l’Australie n’avait pas accueilli la manche d’ouverture. »
« Le circuit urbain d’Albert Park n’est pas particulièrement représentatif du reste du championnat, mais nous y avons bien performé l’an dernier. »
Quant à la hiérarchie prévue ce week-end, Frédéric Vasseur ne s’avance pas trop. Il peut au moins affirmer que l’équipe a tout fait pour être le plus prête possible.
« Naturellement, beaucoup d’inconnues subsistent et nous sommes impatients de découvrir la hiérarchie, d’autant que les résultats des essais de Bahreïn étaient difficiles à analyser. »
« Tout le monde a travaillé dur cet hiver, y compris nos pilotes. Charles a poussé plus que jamais à la salle de sport et Lewis a fait de gros efforts pour s’intégrer rapidement à l’équipe. Je pense que nous avons tous les éléments en place pour bien faire. Comme toujours, nous nous concentrerons sur nous-mêmes cette semaine, conscients que ce n’est que le début d’une très longue saison. »
« Il y a une semaine, nous avons reçu un accueil magnifique d’une immense foule de tifosi à Milan, et maintenant, à Melbourne, nous allons tout faire pour leur donner encore plus de raisons d’être fiers de nous. »
Loïc Serra, l’autre belle prise venue de Mercedes F1
Lewis Hamilton ne sera pas la seule recrue de poids à commencer une nouvelle saison avec Ferrari : Loïc Serra, lui aussi ancien de Mercedes F1, et nouveau directeur technique châssis, pourra évaluer les effets concrets de ses premiers mois à Maranello.
Comment sent-il ce premier week-end de l’année ? Que penser aussi des caractéristiques de l’Albert Park ?
« L’Albert Park Circuit est un circuit urbain temporaire combinant des sections à haute vitesse et des virages serrés. L’une de ses particularités est l’imprévisibilité de la météo : en moins d’une heure, on peut passer d’un temps chaud à des températures bien plus fraîches, ce qui représente un vrai défi pour les ingénieurs lorsqu’il s’agit d’optimiser les réglages de la voiture sur l’ensemble du week-end. »
« De plus, comme la piste n’est pas utilisée tout au long de l’année, son revêtement évolue considérablement au fil des trois jours, avec des niveaux d’adhérence qui changent constamment. »
Dans quel état de forme Loïc Serra situe-t-il Ferrari après les essais hivernaux ? La SF-25 est-elle bien née, ou non ? Quel bilan tirer de Bahreïn en somme ?
« Malgré les conditions météorologiques inhabituellement difficiles à Bahreïn, ces essais nous ont été très utiles. Nous avons pu boucler l’intégralité de notre programme prévu, et la voiture s’est montrée fiable, sans aucun problème majeur. »
« Les données recueillies sur la SF-25 étaient en grande partie conformes à nos attentes, et la monoplace réagit bien aux changements de réglages. Nous avons également constaté une bonne corrélation entre les données obtenues sur la piste de Sakhir et celles issues de notre simulateur. C’est un élément fondamental pour maximiser la performance de la voiture course après course. »
« À Bahreïn, les températures étaient particulièrement froides, alors que ce week-end, nous devrons faire face à des conditions bien plus chaudes, en raison de la fin de l’été australien. Cela influencera le comportement de la voiture, notamment en matière de gestion des pneumatiques. À la fin du week-end, nous aurons une idée plus claire, mais encore incomplète, de la hiérarchie entre les équipes. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes et travailler pour démarrer la saison de la meilleure manière possible. »
Pour sa première saison complète avec Ferrari, Loïc Serra affronte une montagne d’attentes et d’espérances : la passion rouge peut-elle se transformer en pression pour lui ?
« Impressionné est bien le mot pour qualifier ce début d’année ! La passion pour Ferrari, que ce soit chez ses fans ou au sein même de l’équipe, est admirable. Cette ferveur partagée est une véritable source d’inspiration pour nous tous et l’une des forces motrices les plus puissantes que j’aie jamais expérimentées. »
« En ce moment, l’état d’esprit au sein de l’équipe est extrêmement positif. Tout le monde croit en nos objectifs et nous sommes prêts à nous battre. »