Ferrari ne s’attendait pas à un podium en arrivant à Monaco mais Frédéric Vasseur, le directeur du team, admet que les perspectives ont changé avant les qualifications. Le Français salue le travail de Charles Leclerc et Lewis Hamilton, deuxième et cinquième en Principauté.
"Il est vrai qu’après Imola, les attentes n’étaient pas très élevées, car nous étions en difficulté à Miami et Imola. Nous avons eu beaucoup de mal dans les virages lents en qualifications, et ces virages sont essentiels à Monaco. Cela signifie que les attentes n’étaient pas très élevées avant Monte-Carlo" a déclaré Vasseur.
"Mais il est également vrai qu’après les EL1, EL2 et EL3, les attentes étaient un peu différentes. Et nous étions un peu frustrés samedi soir avec la deuxième place. Honnêtement, je pense qu’en course, nous avons fait le travail. Il était difficile d’espérer mieux en partant de la deuxième place, sauf incident."
"On ne peut pas en demander beaucoup plus à Charles et à l’équipe. Dans l’ensemble, nous pouvons être satisfaits de ce résultat, car nous avons tiré le meilleur parti de la course, surtout compte tenu de la difficulté des dépassements ici."
"Avec la pénalité de Lewis, nous n’avions qu’une seule voiture pour lutter contre les deux McLaren, ce qui nous a légèrement désavantagés. Cependant, Charles a très bien géré la situation et a constamment mis la pression sur Lando, tandis que Lewis a affiché un rythme soutenu, remontant jusqu’à la cinquième place avant d’être pris dans le trafic."
Hamilton s’est agacé d’un message étonnant de son ingénieur Riccardo Adami, qui lui a dit que c’était "sa course" avant de le faire rentrer au stand.
Après avoir franchi le drapeau à damier, Hamilton a remercié son équipe pour avoir réparé sa voiture à une vitesse impressionnante avant les qualifications, mais n’a reçu aucune réponse d’Adami.
"Tu es fâché contre moi ou quoi ?" a demandé Hamilton à la radio. Les rumeurs vont donc bon train sur des tensions entre les deux hommes.
Vasseur tempère néanmoins cette possible crise : "Oui, le message n’était pas clair. Mais lorsque le pilote pose une question entre le virage 1 et le virage 3, nous devons attendre avant de répondre pour éviter de parler dans les virages."
"Ce n’est pas que nous dormions, ni que nous buvions une bière sur le muret des stands. C’est simplement parce que nous avons une portion de piste où nous avions convenu de parler aux pilotes."
"Honnêtement, ce n’est pas de la tension quand un pilote pose une question. Il est entre les rails, il est sous pression, il est à 300 km/h entre les murs et ça me va parfaitement. Quand je lui ai parlé après la course, il n’était pas contrarié."
Et de conclure par un message d’espoir avant Barcelone : "Ces dernières courses, nous avons progressé dans les virages rapides, et ce week-end, nous avons également constaté des progrès à basse vitesse, ce qui est encourageant. Nous devons continuer à travailler et à nous concentrer sur nous-mêmes pour poursuivre sur cette lancée."