La Formule 1 pourrait s’orienter vers une évolution radicale de son format Sprint. À l’issue de la dernière réunion de la Commission F1 organisée à Bahreïn hier, les instances dirigeantes ont confirmé que le sujet était désormais au cœur des discussions.
"Des discussions ont eu lieu autour de la possibilité d’augmenter le nombre d’épreuves Sprint jusqu’à 12, en raison de la demande pour les Sprints de la part des fans et des promoteurs", a indiqué la FIA dans un communiqué officiel.
Aucun changement n’est toutefois prévu à court terme, notamment pour la saison 2026. En revanche, Liberty Media, propriétaire des droits commerciaux de la Formule 1, verrait d’un bon œil une expansion progressive à long terme, avec un passage potentiel de six à douze week-ends Sprint par saison.
Parmi les soutiens les plus affirmés à cette idée figure Flavio Briatore, conseiller exécutif d’Alpine, qui n’a pas mâché ses mots dans un entretien accordé au média italien Formula Passion.
"Est-ce que je soutiens l’idée d’organiser 12 Sprints ? Encore mieux : 24 !" a-t-il lancé. "Sinon, les essais libres du vendredi devraient être supprimés purement et simplement."
"Répondez-moi à cette question : que font réellement les gens qui viennent dans les tribunes le vendredi ? Aujourd’hui, les vendredis sont réservés aux ingénieurs. On y règle la voiture, on teste encore et encore les réglages. On ne pense jamais à faire quelque chose d’intéressant pour les spectateurs."
Pour Briatore, le format Sprint redonne au vendredi une véritable valeur sportive et médiatique.
"Avec un format de week-end comprenant des Sprints le vendredi, les pilotes se battent pour quelque chose", a-t-il poursuivi. "C’est pour cela que je soutiens totalement l’augmentation du nombre de Sprints. J’ai même dit à Stefano Domenicali que j’étais favorable à l’idée d’organiser des Sprints régulièrement, voire chaque semaine."
"De cette manière, nous montrerions à nos clients – les fans – que le vendredi peut aussi être amusant en piste."
Âgé de 75 ans, l’Italien a également balayé les inquiétudes concernant l’impact d’un nombre accru de week-ends Sprint sur la capacité des équipes à développer leurs monoplaces, en raison de la réduction du temps d’essais libres.
"Si vous voulez apporter de nouvelles pièces et les tester, vous pouvez le faire pendant la course", a-t-il insisté. "Et pour les équipes qui sont déjà en retard, revenir au niveau restera de toute façon très compliqué."
"Les fans veulent voir une lutte, une compétition."