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Verstappen accable une Red Bull ’incontrôlable’ après le Sprint en Chine

"Nous n’avons jamais eu quelque chose d’aussi mauvais"

Par Franck Drui - 14 mars 2026 - 06:33
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Le malaise est profond chez Red Bull après le Sprint du Grand Prix de Chine. Désemparé à l’arrivée, Max Verstappen n’a pas mâché ses mots pour qualifier les performances de sa monoplace, décrivant une RB22 "incontrôlable" sur le tracé de Shanghai.

Après une séance de qualifications Sprint déjà difficile, qui l’avait condamné à s’élancer seulement depuis la huitième place, le Néerlandais a vécu un début de course catastrophique. Son départ raté l’a immédiatement envoyé vers l’arrière du peloton.

La monoplace du quadruple champion du monde s’est littéralement engluée au moment de s’élancer, lui faisant perdre plusieurs positions dès les premiers mètres.

Contrairement à ce qui s’était produit lors de la manche précédente à Melbourne, Verstappen a ensuite été incapable de remonter efficacement dans le classement. La Red Bull a souffert de multiples problèmes, allant d’un équilibre très précaire à une dégradation extrême des pneus.

Dans ces conditions, l’équipe basée à Milton Keynes n’a jamais été en mesure de rivaliser avec les écuries de tête, au point que ses performances se sont rapprochées de celles du milieu de peloton.

Au terme du Sprint, Verstappen est finalement parvenu à remonter jusqu’à la neuvième place, insuffisant toutefois pour inscrire le moindre point. Un résultat qui l’a conduit à dresser un constat particulièrement sévère de la situation avant les qualifications.

"Je n’ai pas beaucoup de mots pour le moment, honnêtement. Tout ce qui pouvait mal tourner a mal tourné," a-t-il confié.

"Oui, le départ est évidemment un problème que nous devons régler. Mais après ça, l’équilibre de la voiture est complètement incohérent."

"Nous avons probablement la dégradation des pneus la plus élevée de tout le plateau, ce qui est tout simplement incontrôlable, et il y a aussi d’autres éléments sur la voiture pour lesquels, je dirais, nous ne sommes pas bien préparés."

"Donc oui, nous devons simplement nous reprendre."

Face aux journalistes dans son motorhome après la course Sprint, le pilote Red Bull n’a pas cherché à adoucir son analyse.

"C’était complètement nul. Il n’y a même pas besoin d’en parler. Je n’avais aucun équilibre et aucune adhérence. Les pneus étaient aussi complètement détruits. Le côté positif ? Je découvre les couleurs de certaines voitures..."

Un constat alarmant pour le projet 2026

Au-delà de ce week-end difficile, Verstappen a livré son évaluation la plus inquiétante à ce jour du package Red Bull version 2026.

"La voiture est impossible à conduire. Nous n’avons jamais eu quelque chose d’aussi mauvais, avec tous ces problèmes réunis. En termes de rythme, c’est un désastre."

À Shanghai, l’équipe accuse près de deux secondes de retard au tour sur les meilleurs. Un déficit que l’ancien pilote de F1 Giedo van der Garde estime clairement visible dans les images embarquées.

"Il n’est tout simplement pas dedans du tout," a-t-il expliqué en analysant la course en tant que consultant pour Viaplay.

"Il y a du sous-virage, et quand il remet les gaz, la voiture se déséquilibre. Cette voiture n’est pas au niveau. Et le moteur est tout simplement trop lent, surtout comparé à celui de Mercedes."

Pour Ralf Schumacher, consultant pour Sky Deutschland, les difficultés actuelles de Red Bull trouvent leur origine dans les bouleversements qu’a connus l’équipe ces deux dernières saisons.

"Vous payez maintenant le prix du départ de plusieurs personnes au sein de l’équipe. Le nouveau concept développé sous ces nouvelles réglementations n’a pas été mis en œuvre comme prévu."

Il a également souligné que l’écurie sœur Racing Bulls avait, durant l’hiver, parfois semblé plus performante que l’équipe principale.

"C’est quelque chose que Red Bull doit vraiment analyser en interne."

L’Allemand refuse toutefois d’enterrer l’équipe trop rapidement : "Le potentiel est clairement là. Il n’y a aucune raison de jeter l’éponge."

La frustration de Verstappen ne se limite cependant pas à sa monoplace. Le Néerlandais estime que la réglementation actuelle pénalise paradoxalement les pilotes les plus rapides.

"En gros, la gestion d’énergie à faire c’est... cela pénalise le pilote qui veut aller le plus vite."

"Plus vous freinez tard et plus vous accélérez tôt, plus c’est mauvais pour la batterie. Donc les pilotes qui freinent le plus tard sont maintenant en réalité désavantagés."

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