Max Verstappen admet qu’il est difficile de déterminer avec certitude si le changement de direction chez Red Bull a joué un rôle dans le récent redressement spectaculaire de l’équipe. Ce qu’il sait en tout cas c’est qu’il s’est toujours donné à fond pour son équipe !
Depuis le Grand Prix des Pays-Bas, où il comptait encore 104 points de retard sur Oscar Piastri, le quadruple champion du monde a totalement renversé la dynamique pour revenir à seulement 40 unités de l’Australien au championnat.
Après deux saisons de domination dans l’ère de l’effet de sol, Red Bull avait déjà perdu le titre Constructeurs face à McLaren l’an passé. Cette saison, l’écurie de Milton Keynes semblait également en passe de céder la couronne pilotes au duo Norris–Piastri, auteur de douze victoires lors des quinze premières courses de l’année et installé confortablement en tête du championnat.
La tendance s’est inversée à Monza, où une mise à jour majeure du plancher a redonné équilibre et compétitivité à la RB21. Verstappen s’est imposé en Italie avant d’enchaîner avec Bakou puis Austin, relançant pleinement sa chasse au titre.
Ce sursaut est survenu alors que Laurent Mekies venait d’être nommé en juillet team principal en remplacement de Christian Horner. Le dirigeant britannique, figure emblématique de Red Bull depuis près de vingt ans, a été poussé vers la sortie après une période très controversée, conclue par un accord financier massif et une séparation définitive le mois dernier.
Interrogé sur l’impact de ce changement à la tête de l’équipe, Verstappen reste mesuré. Selon lui, impossible d’affirmer avec précision que ce bouleversement interne a directement contribué au retour en forme de Red Bull, même si les résultats parlent aujourd’hui en faveur de l’équipe autrichienne.
"On ne peut pas en être sûr," a-t-il déclaré à Mexico.
"Voilà les faits. Depuis qu’il est devenu directeur de l’équipe, nous discutons tous les jeudis, de tout, pas seulement de la voiture. Peut-être que les gens m’écoutent davantage maintenant, ou communiquent davantage avec moi. Mais toute l’équipe a une influence. Nous avons une philosophie différente pour trouver les bons réglages. Et le nouveau plancher depuis Monza nous a beaucoup aidés."
"Mais je suis très satisfait de la façon dont les choses se passent actuellement au sein de l’équipe. Pas seulement avec Laurent, mais avec toute l’équipe Red Bull Racing."
"Et aussi de l’ensemble des relations entre les actionnaires en Autriche et en Thaïlande. Tout le monde est sur la même longueur d’onde. Pour une marque et une écurie aussi importantes, c’est très important."
"Beaucoup de gens savaient que les choses n’allaient pas bien, mais ce n’est pas toujours facile de résoudre les problèmes."
"Je me rends désormais sur les circuits avec un sentiment plus agréable. Mais les résultats et le fait que j’ai une voiture plus compétitive m’aident aussi à cet égard."
Verstappen est revenu dans la course au titre malgré le fait qu’il ne disposait pas de la meilleure F1 sur la grille pendant la majeure partie du championnat. C’était un exploit qu’il ne pensait pas possible.
"À un moment donné cette saison, je me suis dit que ça n’allait plus rien donner."
"J’ai commencé la saison en sachant que nous n’avions pas la meilleure voiture. Et aujourd’hui, je continue de le penser, mais en tant qu’équipe, nous savons très bien comment tirer le meilleur parti de ce que nous avons. Nous sommes passés maîtres en la matière depuis des années."
Lorsqu’on lui a demandé s’il était satisfaisant de prouver qu’il pouvait gagner sans disposer de la meilleure voiture, il a répondu : "Je me fiche de ce que pensent les autres."
"Mais en même temps, c’est parfois agréable de pouvoir le montrer. Que ce n’est pas toujours seulement une question de voiture."
"Pour gagner des courses en Formule 1, il faut bien sûr avoir une bonne voiture. Il faut toujours que ce soit la meilleure possible mais cela ne doit pas forcément être la toute meilleure."
"Je n’ai rien à perdre dans cette course au titre et je dois tout donner."