Sur le Circuit des Amériques à Austin hier, lors du Grand Prix des Etats-Unis, Max Verstappen a de nouveau frappé un grand coup. Auteur d’un week-end maîtrisé de bout en bout, le Néerlandais s’est imposé avec autorité, réduisant encore l’écart au championnat du monde face à Oscar Piastri.
À l’issue de la course, le quadruple champion du monde est revenu sur sa performance, la gestion délicate des pneus et ses ambitions pour la fin de saison.
Interrogé sur le déroulement de sa course, le pilote Red Bull n’a pas caché sa satisfaction pour commencer.
"Un week-end parfait pour nous. Ce qui a été crucial, c’est le premier relais, où j’ai pu creuser un petit écart. Après cela, tout s’est globalement stabilisé après l’arrêt au stand jusqu’à la fin. La gestion des pneus était très importante, et ce n’était pas simple, car selon les tours, on ressentait un équilibre ou une adhérence très différents, parfois meilleurs, parfois pires. C’était un de ces jours où il faut simplement ne pas faire d’erreurs, être le plus constant possible et éviter les bosses autant que possible. Mais oui, gagner à nouveau, c’est incroyable."
La veille, après le Sprint, Verstappen s’était montré inquiet quant à l’usure des pneus. Mais la situation s’est améliorée le dimanche.
"C’était un peu mieux en course, même si ce n’est toujours pas au niveau où je voudrais que ce soit. Mais au final, on a gagné la course, et c’est évidemment le plus important."
Verstappen reconnaît que le déroulement du départ, où Charles Leclerc a dépassé Lando Norris, a eu un impact sur la course.
"Si Lando n’avait pas été dépassé par Charles au départ, la course aurait sans doute été très serrée. Chaque fois que Lando roulait dans l’air libre, nous étions très proches en rythme, et parfois même, il était un peu plus rapide. Donc non, l’écart n’aurait certainement pas été celui qu’on a vu à la fin."
Un aveu lucide de la part du pilote Red Bull, conscient que la bataille aurait pu être bien plus intense si la McLaren avait pu s’exprimer sans trafic dès le début. À cinq manches de la fin, Verstappen n’a plus que 40 points de retard sur Oscar Piastri. De quoi nourrir l’espoir d’un nouveau titre, à condition d’enchaîner les week-ends sans faute.
"Nous devons être parfaits jusqu’à la fin si nous voulons avoir une chance. Mais oui, nous avons la chance," reconnait-il enfin après plusieurs semaines passées à calmer les attentes.
"Nous avons beaucoup rattrapé de notre retard, mais les écarts de performance sont très faibles. Chaque week-end, il faut viser la perfection face à McLaren pour les battre, et c’est ce qu’on va essayer de faire jusqu’au bout."
Ces dernières semaines, Verstappen a repris 64 points à Piastri en seulement quatre courses. Mais il reste lucide sur la marge de manœuvre. Rien ne garantit que cette forte tendance se poursuive alors qu’il reste 5 courses et 2 Sprints.
"Je sais que nous devons être parfaits jusqu’à la fin pour avoir une chance, donc c’est sur ça qu’il faut se concentrer. Comme je l’ai dit, c’est extrêmement serré, et c’est l’attention aux détails qui fera la différence. Il faut obtenir le meilleur réglage possible chaque week-end, et ne pas faire d’erreurs. C’est ce qu’on va s’efforcer de faire."
Revenant sur sa remontée au championnat, Verstappen avoue lui-même qu’il n’aurait pas cru à un tel scénario.
"Non, je ne l’aurais pas cru. J’aurais même dit que c’était idiot de prédire une telle chose ! Mais nous avons trouvé la bonne direction avec la voiture, tout simplement. Bien sûr, nous avons apporté quelques évolutions, mais nous avons surtout mieux compris notre monoplace, là où nous voulions qu’elle soit plus performante. Chaque week-end, nous essayons de l’exploiter au mieux. Certains week-ends sont meilleurs que d’autres, mais dans l’ensemble, tout est bien plus clair et fluide depuis quelques courses. C’est ça qu’il faut continuer à faire, à chaque Grand Prix."
Le pilote Red Bull Racing aura vite une nouvelle réponse avec le cap sur Mexico dès ce week-end, une course exigeante disputée en altitude et sous la chaleur. De quoi l’aider à nouveau ?
"Le beau côté des choses, c’est qu’on le découvrira dès cette semaine. Je n’y pense pas trop. On verra bien. On pourrait spéculer, mais je n’aime pas ça."