Juan Pablo Montoya s’interroge sur l’avenir de Max Verstappen, alors que celui-ci sera finalement chez Red Bull en 2026, après des négociations avec Mercedes F1. Le Colombien n’est pas sûr de ce que réussira à faire Ford pour son moteur, et donc de quoi est fait l’avenir du quadruple champion du monde.
"La vraie question, ce sont les règles de 2026" a déclaré Montoya. "Ce n’est pas une question du talent de Max. On peut dire que Lewis a gagné sept titres, mais il était dans la bonne voiture à chaque fois. Il a quitté McLaren au bon moment pour rejoindre Mercedes au bon moment."
"Red Bull pourra-t-elle encore dominer avec les nouvelles règles, sans Adrian Newey ? Ce sera la première fois que l’écurie affronte un nouveau règlement sans lui. C’est la vraie question à un million de dollars."
Une question que se pose davantage le père de Verstappen, selon Montoya : "Je pense que c’est plus Jos que Max qui y pense. Jos a plus de recul, il comprend à quel point il est crucial d’avoir la bonne personne pour concevoir la voiture. Newey est exceptionnel. Si quelqu’un mérite un trophée pour les championnats, c’est bien lui. Plus que Mercedes même."
Montoya s’interroge du choix de Verstappen de rester chez Red Bull en 2026, et sur le fait qu’il ait subi la situation car Mercedes avait la marge de négocier un plus petit contrat en offrant un avenir sportif plus intéressant : "Je pense qu’il n’avait pas le choix. Si j’avais négocié avec Max l’an dernier, au sommet de sa domination, ça aurait coûté 100 millions de dollars."
"Cette année, avec une voiture moins performante, c’est peut-être tombé à 50 millions. Peut-être que c’est pour ça qu’il est resté. Peut-être que Max pensait pouvoir demander 50 millions, mais que ceux qui négociaient avec lui savaient qu’ils avaient l’avantage. L’an dernier, il fallait faire une offre extravagante. Cette année, on peut négocier. Toto [Wolff] pourrait lui offrir la moitié."