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Verstappen pointe l’extrême violence physique des F1 à effet de sol

Des monoplaces qui étaient "trop extrêmes" pour le corps des pilotes

Par Franck Drui - 5 janvier 2026 - 18:33
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Max Verstappen est revenu sur l’un des aspects les plus éprouvants de la Formule 1 moderne : la rigidité extrême des monoplaces de l’ère de l’effet de sol qui s’est achevée en 2025. Le Néerlandais a révélé que ces voitures, conçues pour rouler extrêmement bas afin de maximiser l’appui aérodynamique généré par le fond plat, ont soumis les pilotes à des contraintes physiques considérables, avec des forces verticales répétées pouvant atteindre jusqu’à 9G sur certains circuits.

Ces propos font écho à ceux déjà tenus par plusieurs pilotes du plateau, dont Pierre Gasly et Oliver Bearman, qui avaient évoqué le lourd tribut physique payé par les pilotes de la précédente génération de voitures. Gasly avait même expliqué que des impacts répétés de cette intensité pouvaient, à terme, raccourcir une carrière.

Si les F1 de 2022 à 2025 comptent parmi les plus rapides jamais construites, leur conception aérodynamique, reposant largement sur l’effet de sol, a engendré un phénomène problématique : le rebond aérodynamique, plus connu sous le nom de porpoising ou marsouinage en français. Certaines équipes ont mis du temps à en réduire les effets, et même Red Bull – référence incontestée de cette période – n’y a pas totalement échappé.

Malgré ses succès, Verstappen a lui aussi dû composer avec cette réalité physique, en particulier sur les circuits les plus bosselés du calendrier. Sur ces tracés, les impacts subis pouvaient atteindre des niveaux extrêmes, bien supérieurs aux contraintes rencontrées en virage rapide.

Invité à répondre à une question d’un fan sur ce qui lui manquera le moins sur cette génération de voitures, dans le podcast interne de Red Bull, Talking Bull, le quadruple champion du monde a été très clair.

"La rigidité des voitures. On devait évidemment les faire rouler très près du sol, et pour notre dos et tout le reste, c’était vraiment dur."

"En virage, on était à environ 5 G et demi en moyenne, mais sur certains circuits, parce que c’était un peu bosselé ou autre, et avec la voiture aussi basse, on tapait le sol de manière extrêmement violente. Par exemple à Austin, je prenais environ 9 G de charge verticale, de manière répétée."

Des chiffres impressionnants, presque deux fois supérieurs aux contraintes maximales subies lors des phases dans les virages rapides.

"Ce n’est vraiment pas agréable pour la colonne vertébrale et pour le cou. Tout était toujours un peu bloqué. On s’entraîne pour ça, et je sais que ça fait partie de la course, mais pour moi, c’est un peu trop extrême."

Malgré ces difficultés, Verstappen a dominé l’ère de l’effet de sol, décrochant 51 victoires et trois titres consécutifs durant cette période. Il est aussi passé tout près d’un cinquième sacre mondial, s’inclinant pour seulement deux points face à Lando Norris lors de la finale de la saison à Abou Dhabi.

Alors que la Formule 1 tourne la page avec les nouvelles réglementations de 2026, les propos du Néerlandais soulignent à quel point la quête de performance a parfois repoussé les limites du corps humain, même pour les pilotes les plus dominants de leur génération.

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