Max Verstappen a choisi de s’offrir une parenthèse loin de la Formule 1 en prenant la direction de la Nordschleife du Nürburgring, en quête de plaisir, alors que sa frustration face à l’évolution actuelle de la discipline ne cesse de grandir.
Avant de quitter Shanghai, le pilote Red Bull Racing n’a pas caché son mal-être, allant jusqu’à reconnaître qu’il ne prenait plus réellement de plaisir au volant en Formule 1.
"J’espère que je vais m’amuser un peu plus là-bas, parce que ça, ce n’est pas agréable," a-t-il confié à Viaplay, en référence à son programme GT3.
"Honnêtement, ça (la F1) ne vous rend pas heureux."
Interrogé sur son humeur, jugée peu réjouissante pour les spectateurs, Verstappen a répondu avec un brin d’ironie : "Je fais de mon mieux."
Le quadruple champion du monde a également apprécié de pouvoir s’exprimer sur d’autres sujets : "Au moins en GT3, on peut parler d’autre chose que de Formule 1."
Dans ce contexte, la parenthèse du Nürburgring apparaît presque comme une respiration nécessaire pour Verstappen, à l’heure où son aventure en Formule 1 traverse une zone de turbulences rarement vue ces dernières années.
Le Néerlandais doit prendre la piste ce samedi sur la mythique Nordschleife, une étape supplémentaire dans son projet confirmé de disputer les 24 Heures du Nürburgring plus tard cette année, à la mi-mai.
Il y sera engagé au volant d’une Mercedes AMG GT3 soutenue par Red Bull.
À la question de savoir s’il attendait ce week-end avec impatience, Verstappen n’a laissé planer aucun doute :
"Énormément. Surtout vu comment les choses se passent en F1 en ce moment."
Avec l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, il pourrait même ajouter d’autres apparitions au Nürburgring à son calendrier, même si rien n’a encore été officialisé.
Ce détour par l’endurance et le GT3 tranche nettement avec sa situation actuelle en Formule 1. Red Bull peine à trouver le bon équilibre entre performance et fiabilité, et les perspectives ne sont guère optimistes.
Son compatriote néerlandais Tom Coronel se montre particulièrement pessimiste : "S’il gagne une course, ce sera uniquement parce que les autres commettent de très grosses erreurs ou parce que Red Bull trouve soudainement quelque chose. L’écart est vraiment trop important."
Son mentor, Helmut Marko, rappelle que cette attirance pour la Nordschleife ne date pas d’hier. Le Néerlandais avait même envisagé d’y rouler en Formule 1 par le passé.
"Max avait vu le tour record de Timo Bernhard et je pense qu’il voulait le battre. C’était trop dangereux pour moi, donc je l’ai interdit."
"Heureusement, il peut désormais se lâcher sur la Nordschleife avec la Mercedes GT3."
Verstappen retrouvera néanmoins la Formule 1 dès le week-end prochain à Suzuka. Mais l’état d’esprit reste loin d’être optimiste, tant sur le plan personnel que sportif.
L’ancien pilote Christian Danner n’a d’ailleurs pas hésité à tourner en dérision les propos de Toto Wolff, qui évoquait une possible domination de Red Bull en 2026 lors des essais hivernaux.
"Pour notre cher Toto, cette déclaration était évidemment absurde."