Chargement ...

Wolff et Horner restent en profond désaccord sur le moteur F1 de 2026

Horner veut changer le règlement dès maintenant, pas Wolff

Par Alexandre Combralier - 3 mai 2025 - 16:08
Chargement ...

Il n’en finit pas de tirer la sonnette d’alarme ! Christian Horner, le patron de Milton Keynes, n’aime pas du tout la prochaine règlementation moteur. Il assure s’inquiéter du ‘lift-and-coast’ qui deviendrait inévitable, selon lui, pour les F1 en plein milieu des lignes droites sur les circuits rapides comme Monza.

Mais le reste des motoristes ne semble pas prêt à adapter le règlement, ainsi que le demande Christian Horner. On soupçonne même que le patron de Red Bull, inquiet du retard pris par Red Bull Powertrains et Ford, tente de limiter la casse…

« Les règlements sont fixés pour l’année prochaine, et c’est ce sur quoi tout le monde a conçu et développé ses moteurs » a tout d’abord reconnu Christian Horner, en conférence de presse à Miami.

« La plus grande préoccupation n’est pas nouvelle – c’est celle qui a été signalée il y a deux ans par tous les motoristes : la quantité de récupération d’énergie qu’il y a, et inévitablement les concepteurs de châssis surpasseront inévitablement les attentes des règlements, et une conséquence de cela sera le ’lift-and-coast’ qu’il y aura dans un Grand Prix. »

« Il faut aussi se rappeler que sous les règlements 2026, la voiture est effectivement constamment en mode DRS. Dès que vous entrez dans la ligne droite, l’aileron s’ouvre. Donc, il n’y aura pas de mécanisme de dépassement par DRS. »

« La FIA a soulevé ce sujet qui a été examiné à nouveau il y a peu par les motoristes. Si c’est réellement dans l’intérêt du sport et de la course, de ne pas avoir tout ce lever de pied et roue libre, alors je pense que c’est quelque chose qui mérite d’être examiné. »

« Cela ne change pas les spécifications ou la puissance du moteur. C’est juste la quantité de déploiement de la batterie peut-être lors de certains Grands Prix. »

Toto Wolff, présent aux côtés de Christian Horner en conférence, a balayé les critiques de son homologue.

Pour lui, la manœuvre de Christian Horner est simple : il essaie de protéger les intérêts de son équipe, ce qui se comprend !

« Évidemment, plus on se rapproche des nouvelles réglementations, plus les gens agissent – nous tous – dans l’intérêt de leur propre équipe, c’est leur devoir. »

« Nous ne savons pas comment ça va se passer l’année prochaine. Allons-nous voir des désastres de récupération d’énergie à Bakou ou Monza ? Je ne sais pas. Nous espérons que non. »

Toto Wolff ne propose pas de réécrire le règlement moteur dès à présent, mais d’attendre et de voir comment se passe les premiers Grands Prix. Il concède que des motoristes pourraient dépasser les attentes, et peut-être a-t-il plus d’informations sur le niveau de performance attendu de Mercedes F1…

« Ce que nous avons signalé, c’est que, plutôt que d’agir maintenant sur la base d’hypothèses – comme nous avons été excellents les années précédentes puis avons dépassé ou sous-estimé – comme Christian l’a dit, vous n’avez pas besoin de jeter le matériel et de proposer quelque chose de nouveau – c’est dans le logiciel et la bande passante de ce que vous pouvez faire. »

« Nous verrons le produit final l’année prochaine lors des essais. En tant que motoriste, nous voulons que ce soit un grand spectacle. Nous voulons gagner, mais nous sommes aussi conscients que dans le sport, il doit y avoir de la variabilité et de l’imprévisibilité. »

« Nous avons apprécié les années à partir de 2014, mais sur une période prolongée, ce n’est certainement pas le mieux pour le sport. »

« J’essaie d’être très équilibré entre ce qui est bon pour Mercedes, ce que je dois faire, et quelle est la bonne solution pour l’avenir. Nous devons éviter ces fluctuations. »

Toto Wolff fait enfin une timide ouverture, en admettant être ouvert à un changement : mais seulement si nécessaire et après le début d’année.

« La FIA a proposé ce moteur ; personne ne l’aimait. Le 50% électrique à l’époque correspondait à la direction prise par les voitures de route et c’était une raison pour attirer des constructeurs comme Audi et Porsche. Donc, nous l’avons fait. »

« Il est difficile de changer les règles du jeu, surtout pour les nouveaux venus. Honda s’est réengagé, et Audi s’est engagé, et y compris nous, ils ne sont pas désireux de changer ces règles du jeu à ce stade. Mais nous devons être ouverts d’esprit si nécessaire. »

Le coût des carburants durables en question

L’autre grande révolution de l’an prochain se situera aussi au niveau des carburants, qui devront être 100 % durables. Forcément, cela a eu des conséquences sur leur coût qui devrait augmenter.

« Cela a été soulevé par l’un des motoristes » confirme Christian Horner.

« Personnellement, pour nous, ce n’est pas un problème significatif. »

« Il y a beaucoup de coûts de développement dans ces nouveaux carburants durables qui sont introduits. Peut-être qu’une certaine fourchette devrait être introduite à l’avenir. »

« Mais le carburant est potentiellement l’un des plus grands différenciateurs de performance. Les compagnies pétrolières semblent très engagées là-dedans. »

Toto Wolff admet que le coût des carburants est en hausse, mais là encore, pas question de revenir en arrière sur le sujet.

« De mon point de vue, ce qui le rend si cher, c’est que toute la chaîne d’approvisionnement et la contribution énergétique doivent être vertes. Pour réaliser tout cela, vous avez besoin d’une certaine spécification d’ingrédients qui est très chère – et ça arrive beaucoup plus cher que quiconque ne le pensait. »

« Nous devons donc examiner s’il y a quelque chose que nous pouvons ajuster pour faire baisser le prix au litre. Nous voulons être ouverts d’esprit. »

« Petronas a été un excellent partenaire pour nous. Ils sont pleinement engagés techniquement dans le projet, et avec eux, nous évaluons s’il existe une réglementation qui peut être modifiée pour le rendre plus durable financièrement. »

Chargement ...

«Wolff : Antonelli ’récompense’ Mercedes F1 pour avoir ’pris un risque’